Masks

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Film sorti en 2013, donc tout récent, Masks est une œuvre allemande d’Andréas Marschall. Située dans l’épouvante et l’horreur, la vision de son affiche nous permet déjà de nous mettre dans une ambiance qui, selon moi, donne envie (si bien sûr, on aime tout autant que moi les films d’horreur). Mise à part l’image de présentation, le titre est court, précis. Les masques, quoi de plus terrifiant ? Ils nous cachent le visage, l’élément identitaire principal du corps humain. Nous nous basons sur le visage des autres pour connaître, ressentir, prévoir. Alors quand on ne peut le faire, c’est la panique. Mais malgré son titre, ce film ne concerne pas réellement les masques (ce que j’ai trouvé à la fois dommage – mince, un titre qui ne colle pas à son film – et à la fois bien joué – oui, ça aurait été cliché de faire un Nième film avec meurtres et masques).

MASKS

L’histoire ? C’est celle d’une jeune femme, Stella, qui rêve de devenir actrice. Elle se présente à des écoles de théâtre, sans succès. Quand soudain, on lui conseille l’école Gdula, qui a un lourd passé dans l’art dramatique et qui présente des méthodes très, très peu orthodoxes pour forcer ses acteurs à ressentir ce qu’ils jouent, jusqu’à ne plus le jouer mais le vivre. Bref, de la torture, quoi.

Donc forcément, c’est un film gore. Il y a pire comme film gore, mais il y a aussi carrément moins sanglant. Disons qu’il est dans un juste milieu sur l’échelle du oh-mon-dieu-je-ne-peux-définitivement-pas-ouvrir-les-yeux-devant-ça. Comme exemple, je ne peux que vous citer l’horrible aiguille sous l’ongle du début. Voilà, maintenant, je vous ai donné des frissons. Continuons.

 

Outre la trame qui est plus ou moins originale, le jeu des acteurs est… bof. C’est quand même l’histoire d’une fille qui se réalise en tant qu’actrice grâce à la souffrance qu’on lui inflige. Et rien ne change. Je n’ai pas assez vu la métamorphose pour que le film se rende crédible, en fait.

Sinon, le rythme tient la route, moui, mais sans plus. C’est un peu long au démarrage, et finalement la méthode est trop peu montrée à mon goût. On stresse à certains moments par contre, et ça, c’est un bon point.

Ce que j’ai trouvé étrangement original, c’est l’arme du tueur. Une longue et fine épée, un peu comme celle des escrimeurs (qui s’appelle une rapière). C’est tranchant, vif, rapide, ça peut rentrer par un trou et sortir de l’autre. Bref, c’est une chouette idée que l’on ne retrouve pas partout.

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En résumé : j’aurais aimé plus de torture psychologique grâce à une découverte profonde de la méthode Gdula, et également un décor beaucoup plus chargé de masques effrayants. Ce film reste dans ce que j’appelle ma section « Film d’horreur sympa ». Ça fait passer le temps, mais franchement il y a mieux, et ça prend pas aux tripes.

 

Ma note : 12/20. Parce que je suis une fille cool.

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Publié le 5 août 2013, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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