The Children

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Réalisé en 2009 par Tom Shankland , The Children ne se targue de rien. Il n’a pas fait grand bruit lorsqu’il est sorti et je trouve ça plutôt dommage. Sans se vanter ce film s’affirme quand même en tant que bon film d’horreur qui provoque énormément de réactions.

Le thème de ce film ? Déjà très original. Comme l’indique le titre, il est question d’enfants. Une famille de petites têtes blondes par en vacances de Noël chez tonton et tata qui ont eux-mêmes deux enfants. Ils vont essayer tous ensemble de passer de bonnes fêtes de fin d’année.

Je dis bien « essayer », car les enfants vont plus ou moins tout gâcher. Mais pas en coloriant les murs ni en jetant leurs pommes dauphines partout dans le salon. Non, eux, leur truc, c’est plutôt de tuer les adultes.

Voilà donc un point de prime abord très intéressant : des enfants tueurs. Psychologiquement parlant, nous avons du mal à imaginer un enfant volontairement méchant, vil, malsain. Les enfants ont cette image bien ancrée de petits êtres innocents, gentils, vides de tout le mal qui ronge les adultes psychopathes et meurtriers. Mais dans ce film cette représentation de notre progéniture est complètement détruite : ce sont des monstres manipulateurs et impitoyables. Je regretterai cependant qu’on y donne une raison : les enfants seraient atteints d’un virus qui les rendrait fous et dangereux.

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Nous voilà rendus avec une horde de petits tueurs qui rôdent. Mais au début, comment sont-ils ? Le film commence avec l’arrivée de la famille, qui prend ensuite ses marques dans la maison et la tribu hôte. Les enfants sont alors encore « normaux ». Cependant cette œuvre propose un bon point que je ne retrouve pas assez (hélas) dans les films d’horreur que je regarde : le début n’ennuie pas, ne traîne pas en longueur et présente déjà une atmosphère que l’on cherche à définir, à analyser ; on ne comprend pas pourquoi mais on se sent mal, même si rien d’explicitement mauvais n’est en train de se passer. Un enfant pleure ? Normal. Un enfant joue répétitivement sur son xylophone ? Normal. Et pourtant ces gosses nous mettent les nerfs, l’angoisse monte, on SAIT qu’ils ne sont pas comme d’habitude, leurs regards, l’ambiance, leurs gestes, les rapides images subliminales qui passent nous amènent à avoir peur et à attendre avec impatience et terreur le moment d’explosion des événements.

Le gore est véritablement présent ici. Mais il est justifié et trouve sa place. Il n’est ni exagéré, ni inutile, et participe à l’ambiance du film.

L’action est répartie de façon homogène et le contraste entre l’esprit voulu de Noël en famille et les monstruosités qui s’accumulent est, selon moi, efficace.

Les acteurs, et surtout les enfants, jouent vraiment bien pour de très jeunes acteurs de 6 à 12 ans. Je n’imagine pas comment il a dû être dur de les faire réciter leurs passages, et Tom Shankland a expliqué qu’il avait essayer de les protéger de son propre scénario en leur cachant l’atrocité de leurs scènes. Ils sont cependant très convaincants en tueurs en série !

Un point positif, aussi, peut être donné pour le jeu des couleurs. Beaucoup d’objets et de vêtements appartenant aux enfants se trouvent être écarlates ou se rapprochant de la couleur du désastre et du sang.

Les plans sont parfois vraiment très intéressants : si je ne peux en citer qu’un, ce sera celui de la neige qui s’imbibe de sang que j’ai trouvé très représentatif dans son propre instant.

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Et ce qui fait du bien, évidemment, c’est le débat philosophique et intérieur qu’inspire cette œuvre : si un enfant tente de m’attaquer, oserai-je le tuer ? Est-il conscient de ses actes, étant donné qu’il n’a pas les mêmes expériences que moi sur la vie, le mal et le bien ? Et si mes propres enfants essayaient de me tuer, aurais-je seulement une once de bon-sens me disant que je suis en danger face à eux ? Certains ont beaucoup critiqué ce film pour sa soit-disant «incohérence ». Je cite plus ou moins : « ouais les parents mettent du temps à comprendre que leurs enfants vont pas bien lol ». Mais quel parent réussirait à se convaincre que son enfant est capable du pire, et encore plus de le tuer lui en particulier ? Je trouve pour cela le film très réaliste.

Maintenant, quelques points négatifs sur lesquels je ne m’attarderai pas non plus énormément. Tout d’abord, comme dans beaucoup (tous?) de films classés en « Épouvante-horreur », The Children présente des clichés. Celui de l’adolescente issue d’une IVG manquée, qui est alors diabolisée à la place des enfants, et surtout la graaaande maison abandonnée, seule bâtisse parmi les arbres de la forêt enneigée avoisinante. Et bien sûr les routes bloquées par la neige, qui sont « comme de par hasard » inaccessibles à la police et aux secours.

Enfin, il nous manque des explications ! Les enfants sont atteints d’un « virus » : lequel, pourquoi, comment ? Pourquoi eux ? Et on n’en sait pas plus sur l’IVG mentionnée un peu trop souvent. Bref, il y a ce qu’il faut pour un film d’horreur, pas assez pour un film où l’on voudrait s’attacher un peu plus aux personnages et à leur histoire.

La fin, originale, mystérieuse et subtile, me semble quant à moi la meilleure qui s’imposait dans ce type de scénario (même si elle reste très critiquée dans les avis des spectateurs).

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Ma note : 15,5/20. C’est léger, ça marche très bien, c’est original, et ça nous amène à un dilemme. Pour moi, c’est bon, très bon !

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Publié le 29 octobre 2013, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Hm je suis pas d’accord sur un fait, les enfants tueurs ou démoniaques ça n’a rien d’original, c’est même un poncif du cinéma d’horreur, on retrouve ça partout

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