The Rocky Horror Picture Show

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Sorti en 1975, adapté de la comédie musicale du même nom (de Richard O’Brien, qui joue d’ailleurs le rôle de Rif Raf dans le film) et ayant connu un échec total à ses débuts, The Rocky Horror Picture Show est produit par Jim Sharman et détient le record de la plus longue sortie en salle : en effet, cela fait 35 ans qu’il fait partie de la programmation de plusieurs salles à travers le monde ! C’est une sorte de comédie musicale qui parodie les films d’horreur et de science-fiction des années 70. Je ne savais pas où le placer, je ne savais pas quelle catégorie lui donner, mais il est clair que TRHPS (abréviation, mon amie) ne fait pas peur. Alors, va pour un listage en « film choquants », même si vous n’en ressortirez jamais traumatisé (ou alors, juste de la beauté de Tim Curry habillé en femme super sexy).

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Je ne vais peut-être pas être d’une très grande objectivité car j’ai dû voir ce film une bonne vingtaine de fois, et jamais au grand jamais il ne m’a ennuyée ; mieux, il m’a toujours de plus en plus agréablement étonnée. C’est l’un de mes films fétiches, et je ne suis pas la seule, car cette œuvre dispose d’une fanbase active et présente un peu partout dans le monde. D’ailleurs, pour anecdote, vous avez même la possibilité d’assister et participer au « spectacle vivant » dédié au film, qui se passe tous les vendredi soirs à Paris. Bref.

L’histoire ? Brad et Janet s’aiment. A la fin du mariage de leurs amis (scène sur laquelle démarre le film), Brad fait sa propre demande en mariage. Janet accepte, et ils décident de se rendre chez le Docteur Scott, qui est responsable de leur rencontre, pour le lui annoncer. En chemin, ils tombent en panne en pleine nuit, sous la pluie, et décident de se réfugier dans le château super glauque le plus proche. Ils passeront alors une soirée qu’ils n’oublieront jamais, entre la création d’un homme et les délires sexuels d’un travesti…

Cliché ? Eh bah je dis : bien sûr ! Et c’est tout le but de l’œuvre ici.

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TRHPS est riche, et nous présente des références à des peintures célèbres (on aperçoit le tableau de la Joconde, ou American Gothic), à des acteurs, à des personnalités publiques (on peut reconnaître un passage de King Kong parodié, de Flash Gordon, une référence du Jour où la Terre s’arrêta, un personnage tiré du Docteur Folamour de Kubrick), mais surtout beaucoup de clichés sur les codes des films de science-fiction et d’horreur – Nosferatu, Frankenstein…). C’est donc un de ces films que l’on peut regarder avec ou sans culture et qu’on pourra apprécier tout autant, peu importe la façon avec laquelle on choisira de le visionner.

Les acteurs, que dis-je, les personnages sont géniaux, entre le comte Frank’n’Furter (le « Sweet Transvestite »), ses invités de Transylvanie, ses serviteurs fous, sa création blonde (le fameux Rocky) et ses fameux invités (Brad et Janet)… Même le narrateur, qui est un « criminologue » nous présentant la terrible nuit de Brad et Janet, est parfait dans son rôle et drôle à souhait – comme tous.

Les chansons ne sont pas « lourdes », comme dans un mauvais Disney, elles sont mêmes innovantes (les paroles sont délectables) et la danse du « Time Warp » est mythique (vous pouvez même l’apprendre, si ça vous chante). L’ambiance est légère, drôle, absurde, parfois ridicule. Les dialogues sont juste géniaux car ils sont à la fois intelligents, parodiques et simples. Attention toutefois aux plus jeunes, car le film a beau être « gai » et « simple » à sa façon, il n’en reste pas moins un film parodique (donc nécessitant un certain degrés de compréhension et d’humour) ainsi qu’un film qui porte une réflexion sur la sexualité en général (moments et paroles crus). L’esthétique de l’œuvre est totalement nouvelle pour l’époque et lui a vallu (entre autres choses) en 2005 d’être sélectionnée pour le National Film Registry par le National Film Preservation Board pour la conservation à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis, pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». Les couleurs sont vives, les vêtements extravagants ; ce film représente la folie pure, la libération sexuelle et l’absurdité des films de séries B, d’horreur et de science-fiction à lui tout seul.

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Je vous mets un extrait du film, une de mes chansons préférées entre toutes celles qu’il nous propose (comme cela, vous pourrez vous faire une idée de ce qui vous attend, si vous décidez de le voir) :

Mais après toute cette légèreté (fausse ?) de l’histoire, après ces dialogues ridicules et ces chansons parodiques, les toutes dernières minutes nous font réfléchir. Bloquer. L’atmosphère retombe, elle devient pesant, lourde, comme si on devait se sentir coupable d’avoir regardé ce film en riant, comme si on avait voulu nous faire comprendre quelque chose de grave et que là, aux derniers moments, on nous l’offrait explicitement, cruellement. Vous écouterez bien les dernières paroles de la toute dernière chanson…

And crawling on the planet’s face
Some insects called the human race
Lost in time, and lost in space
And meaning

Bref. The Rocky Horror Picture Show est tellement connu et aimé qu’il est devenu culte. Glee en a repris sa comédie musicale dans un de ses épisodes, le film Fame nous présente même un de ces spectacles vivants du TRHPS qui se déroulent à New York et Paris (vous pouvez également y voir une allusion dans le film Le Monde De Charlie). Vous devez également connaître la série des Scary Movie : le deuxième film de la saga parodie TRHPS tout du long (avec l’homme en fauteuil roulant, le château, le serviteur aux cheveux longs, et surtout, la présence de notre travesti, joué par Tim Curry, qui joue ici le professeur Oldman).

Enfin, il existe une suite à ce film, nommée Shock Treatment, sortie en 1981 mais qui n’a jamais fait vraiment parler d’elle en France…

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Ma note :20/20. Il ne promet rien de plus, mais ne donne rien de moins. Je ne lui trouve d’ailleurs pas de défaut.

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Publié le 7 novembre 2013, dans Films choquants, et tagué , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Ce film… la bouche de Tim Curry… son déhanché…. En effet ce n’est pas un film d’horreur, mais ce cher Tim a joué dans un téléfilm qui a traumatisé un grand nombre d’enfants dans le monde… Grippe-sou le Clown dans Ça, adapté du livre éponyme de Stephen King ! Pour revenir à TRHPS, la 1ere fois que je l’ai vue je suis restée scotchée devant la bouche ouverte, la 2ème je repassai toutes les chansons, la 3ème j’étais accro ! Un très bon film et on comprend pourquoi, encore aujourd’hui, il est encore programmé en salles !

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