Deadgirl

deadgirl

Sorti en 2008 et réalisé par Marcel Sarmiento et Gadi Harel, Deadgirl a étonnamment reçu six nominations au Festival du Film Fantastique de Gérardmer et n’a pourtant pas beaucoup fait parler de lui. Cependant, il aurait toutes les raisons de pouvoir déclencher des polémiques…

Si vous allez chercher sur Wikipédia un résumé de ce film, vous tomberez sur quelque chose qui ressemble à ça : « Deux adolescents de sexe masculin décident de sécher les cours. Se rendant dans un hôpital psychiatrique abandonné, ils tombent sur le corps nu d’une jeune femme apparemment morte… » Et c’est tout.

Le résumé ne séduit pas, ne donne aucune clé, et peut paraître un peu trop court. En quoi ce film serait-il alors un film d’horreur ? En quoi aurait-il sa place dans ce blog ?

Voilà pour ma part mon résumé personnel : il est question de deux lycéens (JT et Ricky), des tocards, qui un beau jour décident de se rebeller et de sécher les cours. En se promenant dans un hôpital abandonné, ils se retrouvent nez à nez avec le cadavre d’une jeune beauté. L’un des deux amis décidera alors de tenter l’immoral (en gros, d’entretenir des relations sexuelles avec le corps inanimé et de le torturer) et l’autre le laissera sombrer dans des méandres qui l’emporteront également…

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Alors, pourquoi ai-je utilisé l’adjectif « immoral » ? Parce que c’est LE mot qui convient à cette œuvre très, très particulière qu’est Deadgirl. En effet, beaucoup de spectateurs affirment que ce film est sexiste à 100%. Je le pense également. Et vous mourez d’envie de savoir pourquoi.

C’est tout simplement l’histoire d’un jeune puceau qui tombe sur le corps nu, beau et froid d’une jeune femme morte, et qui décide d’en faire sa chose et de coucher avec. On se rend en plus très vite compte que la jeune femme n’est pas morte mais qu’elle est en fait une « zombie » immortelle. Chose intéressante donc pour cet adolescent, qui n’a jamais vraiment pu satisfaire son désir avec Clarice, Jeanne ou Gertrude au lycée. Oui, vous avez bien lu : la « dead girl » devient alors une poupée gonflable dont il fait la publicité à ses copains !

Le deuxième garçon de l’histoire, qui a découvert le corps en même temps que lui, va au contraire faire marcher sa morale : pour lui ce que fait son ami est immonde et impardonnable et il veut sauver cette pauvre femme. Cependant, l’affaire va déraper et passer de « film intéressant et original (et un peu glauque et dégueu) » à « film-de-zombie-qui-vous-mord classique ». C’est dommage, mais c’est également pas plus mal.

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Entre scènes gore (sang et sexualité) et immoralité, ce film trouve quand même le moyen d’être décevant. Malgré ces bons éléments il est lent, il nous reste beaucoup de questions à la fin de la trame (comment cette jeune femme s’est-elle retrouvée là, sous ce sac plastique ? Comment a démarré cette épidémie ?) et la petite romance qui se déroule gentiment en arrière-plan est juste énervante et presque hors-sujet (même si elle sert à nous offrir une assez bonne fin).

Un très très, très bon point pour l’esthétique de Deadgirl cela dit, qui se permet d’être vraiment bonne : l’hôpital est sombre, dégoûtant, répugnant, tout comme ce que pratique le fameux JT avec le cadavre.

Malheureusement le côté moralisateur et sexiste du film est pour moi trop marqué : on nous montre sans aucune hésitation et avec beaucoup de cruauté l’importance du sexe dans les réactions et les actes masculins. En effet, JT ne doute pas un seul instant de ce qu’il fait, il fonce dans le tas comme un animal sur un bout de viande. J’ai donc trouvé ça très léger, et assez simpliste et cliché. Cela nous amène d’ailleurs à souligner le caractère un peu « improbable » de ce film à propos des actes irréfléchis et inhumains de presque tous ses personnages.

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Ma note : 12/20. C’est bon pour l’originalité et l’esthétique, ce n’est pas un navet, mais il est raté par bien des aspects.

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Publié le 12 novembre 2013, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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