Photos figées.

À tous ceux qui ont vu le film Les Autres (avec Nicole Kidman), cet article leur rappellera certainement quelque chose. Pour les autres, agrippez-vous, j’aborde ici un sujet à débattre, qui peut fasciner, intriguer, dégoûter ou choquer. Je vais parler des photographies post-mortem, pratiquées notamment durant la période victorienne (1830 à 1900 environ).

Oui vous avez bien lu. Dans les années 1800, on photographiait les personnes mortes récemment. Cette pratique commença grâce à l’invention du daguerréotype, qui est l’un des premiers procédés photographiques. À l’époque on faisait déjà des peintures des morts, mais elles revenaient vraiment cher à la famille. La photographie était plus abordable et permettait de garder avec soi l’image des proches éteints. Le plus triste peut-être dans tout cela c’est que ces photos étaient très souvent les seules que la famille avait des disparus. C’était la seule occasion d’avoir un portrait du défunt. L’ère victorienne connaissant un taux incroyable de mortalité infantile, les parents voulaient « immortaliser » la vie de leurs jeunes enfants ou bambins.

Les images sont effrayantes, froides, pleines, vides. Sur chacune d’entre elles, au moins une des personnes présentes ne respire plus. Au départ la photographie post-mortem représentait les morts comme s’ils ne l’étaient pas vraiment : les yeux ouverts, accompagnés de leur famille, dans des positions qui supposent la vie. Puis l’évolution de cette pratique montre des images d’enfants, de femmes et d’hommes allongés, les yeux fermés. On en vient même à les installer dans leur cercueil.

Alors, touchant, ou complètement glauque ? À vous de juger.

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Publié le 3 janvier 2014, dans Peurs diverses, et tagué , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Sur la photo N°3, en effet c’est la personne debout qui est décédée, en regardant ses mains, on voit qu’elle sont gonflées et fortement colorées.
    Ceci est causé par le fait que le cœur ne pompe plus, et donc le sang s’accumule par gravité vers les parties les plus basses du corps, ici les mains.
    Si on pouvait voir les pieds on verrait la même chose.
    Ce phénomène s’appelle « les lividités cadavériques ».

  2. C’est vraiment très triste… Surtout en lisant que c’était parfois leur seul moyen de garder un souvenir de la personne… Oui c’est un peu glauque, mais comment les en blâmer? Ils devaient être eux-mêmes dévastés en prenant ces photos…

  3. 3ème photo : C’est celle qui est débout qui est morte ? brr
    10ème photo : j’espère que c’est la femme qui est morte pour le coup.

    • Pour la troisième photo il me semble que c’est celle qui est debout oui, ils utilisaient une sorte de pied métallique pour les soutenir et leur faire prendre des positions « vivantes »…
      Et pour la dixième, me semble que c’est le bébé… Mais c’est ça le pire dans ces photos. Que l’on se demande qui est sans vie dessus…

  4. Pas mal. Merci de la découverte.
    Pour répondre à ta question je dirai touchant et glauque, cela dépend du cadavre, pour que cela soit vraiment réussi il ne faudrait qu’on puisse le voir au premier coup d’œil (comme les deux sœurs).
    Je connaissais pas le concept mais je le ressortirai sans doute un jour et probablement dans une partie de jeux de rôle « L’appel de Cthulhu »

    • Oui c’est pas mal cool à ressortir dans des créations de ce genre. Merci de ton avis !
      C’est vrai que le pire, c’est que parfois, on cherche qui est le mort…

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