Danses perturbantes

J’ai bien promis de vous faire découvrir la peur et la gêne dans tous les art. Alors, pourquoi pas la danse ? On ne s’en doute pas, mais parfois cet art, justement par son côté unique et vivant, peut choquer, perturber ou encore effrayer. Découvrons quelques-unes de ces chorégraphies qui viendront vous hanter la nuit.

Voici ce qu’on appelle une danse butō. Cet art nous vient tout droit du Japon, et est créé dans les années 1960 en réaction à la Seconde Guerre Mondiale, qui a laissée les Japonais traumatisés. C’est une danse religieuse liée au bouddhisme et au shintoïsme (religion japonaise). Le premier idéogramme de ce terme de butō , « bu », signifie « danser ». Le second voudrait dire « taper au sol ».

Ce style de chorégraphie est souvent pratiqué presque nu, le corps peint en blanc, le crâne totalement rasé. Le butō est lent, bizarre, minimaliste, comme seul l’art japonais sait parfois le faire.

Cette danse dérange, parce qu’elle est comme un hymne à la désarticulation, qu’elle nous intrigue en voulant nous déstabiliser par son expression et/ou ses gestes sibyllins. Ce « costume » de fantôme, épuré, lisse, presque inhumain n’aide pas vraiment à se sentir à l’aise devant ce genre de performance.

Ces danses ont également inspiré le cinéma d’horreur japonais, notamment le très connu The Grudge, appelé « Ju-on » au Japon, où l’on peut voir les esprits vengeurs se déplacer à la façon des danseurs de butō.

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Je vous présente aussi la fameuse Danse de la Sorcière, de la célèbre danseuse allemande Mary Wigman, qui fait partie des grands précurseurs de la danse expressionniste et libre. Ses danses demandent aux danseurs de consacrer leur être entier dans la chorégraphie. La Danse de la Sorcière est son premier grand solo. Elle fait découvrir ainsi une danse qui brise les conventions : le corps complètement plié, la nuque brisée. Sa danse fait penser à une possession et ses déplacements robotiques faits avec les mains sur les genoux ne peuvent que vous filer des frissons. Les percussions qui l’accompagnent font froid dans le dos et donnent du poids à ce côté « fantastique ». Le masque porté en général pour cette performance permet également d’assombrir la signification de la danse et de nous plonger dans un mystère encore plus grand.

Ce solo a depuis été reconnu comme l’un des plus célèbres de l’histoire moderne de la danse, et beaucoup de danseurs modernes l’ont repris :

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Mais il y a également des danses, comme cette dernière chorégraphie récente, qui jouent les films d’horreur. Ici c’est très clair : la musique, le costume, les gestes, tout suppose cette bonne vieille histoire de film d’angoisse que l’on connaît tous, celle de la petite fille effrayante dans sa robe d’une autre époque et avec ses rubans dans les cheveux.

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Publié le 7 mars 2014, dans Peurs diverses, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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