Hostel

 

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Sorti en 2006 et réalisé par Eli Roth (Cabin Fever, The Green Inferno), Hostel s’est fait un nom et fait même l’objet d’un deuxième ainsi que d’un troisième volet (Eli Roth n’ayant réalisé que les deux premiers volets). Ce film a également pour producteur exécutif le grand Quentin Tarantino, référence qui apparaît d’ailleurs sur les premières images du film (à croire que sa qualité puisse en être assurée de la sorte!). Penchons nous donc sur cette référence du film gore.

Le principe de la saga Hostel est connu -ou presque- de tous : on nous présente un endroit où les riches viennent et payent pour torturer et tuer des êtres humains. Rien de plus, rien de moins. Dans ce premier opus, le film met en scène trois jeunes garçons (deux Américains, Paxton et Josh, et un Irlandais, Oli) faisant le tour de l’Europe avec les moyens du bord. Classique périple de jeunesse, donc, pour ces jeunes à l’allure joyeuse et aux mœurs que l’on nous montre quelque peu… légères. Il souhaite découvrir les temples européens de la débauche : sexe, drogue et alcool sont leur programme. C’est ainsi qu’on ouvre l’oeuvre sur nos trois protagonistes s’en donnant à cœur joie dans les rues d’Amsterdam.  Un homme qui les recueille une nuit va alors leur vanter les mérites d’un établissement en Slovaquie, où les filles sont aussi magnifiques que faciles, et où leurs désirs de chaire sera rassasié. Evidemment, les jeunes gens ne se font pas prier et prennent rapidement le train en direction du pays de l’Est. Et commence alors le malaise.

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Car le film est séparé en deux parties qui s’opposent en tout point de vue. La première nous fait un portrait pathétique de Paxton, Josh et Oli : ils boivent, fument, payent des prostitués, ne sont là que pour « s’éclater » de la façon la plus naïve possible. On les voit blaguer sur le sexe et les filles, se targuer d’avoir couché, bref, une introduction à la American Pie. Mais lorsque le périple commence et que les garçons se trouvent dans le train, tout bascule. Les rencontres qu’ils font, l’atmosphère changeante, et l’incertitude de leur destination commence à peser sur nos esprits.   On arrive alors dans un pays à l’esthétisme sombre, glauque et malfaisant. Les rues sont désertes et grises, les gens ont le regarde terne et vicieux… L’insécurité s’installe en nous à partir de ce moment-là.

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S’ensuivent des scènes de torture gores à souhait (pour les amateurs du genre, c’est sûrement un régal, pour les autres… fermez les yeux). Un œil qui pend, une perceuse dans le thorax, des chevilles coupées pour empêcher une fuite… Eli Roth n’a pas manqué d’imagination morbide ici. Cependant ces scènes restent délimités dans l’oeuvre : elles se passent dans les pièces de torture uniquement, et on s’attaque à chaque personnage un à un. Il est alors facile de deviner les moments qui nous tordront le ventre et soulèveront notre cœur. Mais Hostel a bien annoncé la couleur avec son introduction : le prologue nous montre une flaque de sang se faire nettoyer. Le doute n’est pas permis.

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L’ambiance de Hostel est glaçante et bien réalisée, je pense pouvoir le dire en toute sincérité. Ce serait vous mentir que d’affirmer que ce film ne m’a rien fait ressentir du tout. J’admets cependant que la première partie, qui nous sert en quelque sorte à poser le décor, les intentions des protagonistes et à nous les présenter, ressemble plus à une parodie de comédie américaine bien grasse qu’à un film d’horreur ou d’angoisse. Mais la suite rattrape l’affaire, et la pression et le stress créés par les dialogues, la situation et les apparences malsaines des lieux et des personnages a bien réussi à s’exercer sur moi. J’ai ressenti de la peur, du dégoût, de l’injustice, et puis bon, qui ne se mettrait pas à la place des pauvres victimes ? Après tout, ce sont juste de jeunes touristes innocents qui désirent s’amuser… qui ne l’est pas à un moment de sa vie ?

Ma note : 14/20. C’est un film d’horreur, il est de qualité, gore, stressant. Bref, mieux que beaucoup d’autres. Première partie un peu trop longue, peut-être.
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Publié le 13 mai 2014, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

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