Les trois légendes urbaines les plus connues et terrifiantes

Nous avons tous connu cette période de l’enfance et préadolescence où nous nous amusions à nous raconter des histoires qui font peur. Que l’on se soit retrouvés autour d’un feu de camp, dans une soirée pyjama ou même dans une cour d’école, les histoires de Dames Blanches et d’autostoppeur fou se succèdent et emplissent notre imaginaire de nos tout premiers récits horrifiques. J’ai fait un petit sondage rapide pour connaître les trois légendes urbaines les plus effrayantes que vous ayez entendues… Ces trois histoires sont évidemment les plus connues, mais, vu que ce ne sont que des légendes colportées à l’oral, elles subissent des variations selon le temps et les versions des aimables raconteurs. Ce que je vais donc vous narrer ici n’est pas l’ultime version de ces fictions, et certains détails vous seront sans doute inconnus.

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Légende n°1 : La Vieille Dame et son Chien.

Une vieille femme vivait toute seule dans une grande maison en pleine campagne. La sombre forêt qui entourait sa demeure rendait l’endroit silencieux et paisible. Un peu trop paisible pour cette femme qui, souhaitant se rassurer et avoir de la compagnie, avait récemment adopté un chien, qui devint très vite un compagnon affectueux et fidèle.

C’était la nuit qu’elle redoutait le plus : l’inquiétant moment de son coucher et de celui du soleil était le pire de sa journée. Quand le voile étoilé recouvrait le ciel juste après son dîner, la vieille dame se rendait craintive dans sa chambre, et se réveillait toutes les heures. Elle avait cependant trouvé une parade tranquillisante à cette peur irraisonnée : avant de s’endormir ou de se rendormir, elle laissait glisser sa main le long du matelas pour permettre à son chien, couché à ses côtés, de la lui lécher, prouvant ainsi sa présence et assurant la sécurité de sa maîtresse.

Une nuit, alors qu’elle s’apprêtait à aller se coucher, elle ressentit une présence inhabituelle. Ayant pour coutume de se faire des frayeurs, elle essaya de ne pas en tenir compte et s’allongea dans son lit, tendant la main pour sentir la langue du chien sur ses doigts. Rassurée du geste d’affection de son animal, elle ferma les yeux et s’endormit. Mais un petit bruit régulier vint interrompre son sommeil. Elle crut reconnaître le son de gouttes d’eau qui tombent dans la baignoire. Elle se leva et alla couper le robinet de la salle de bain. Une fois l’eau économisée, elle entendit un bruit suspect et jeta un œil dans sa chambre. Personne. Juste le bruit, léger et apaisant, de son chien qui dormait. Hésitante, elle se recoucha et tendit de nouveau ses doigts à l’intention de son animal. Mais le bruit des gouttes d’eau perturba de nouveau son sommeil, et elle alla une deuxième fois couper le robinet avant de se glisser sous les draps, rassurée par la chaleur de la langue du chien.

Une troisième fois, elle se réveilla. Le robinet gouttait, encore. Se disant qu’il allait falloir appeler un plombier sous peu, elle mit ses pantoufles et se dirigea, épuisée, vers la salle de bain. Machinalement, elle étendit son bras vers le robinet. Mais il était fermé. C’est alors qu’elle aperçut de quel couleur était le fond de sa baignoire : rouge sang. En relevant la tête, elle découvrit le corps de son chien, pendu et éventré, dont le sang gouttait doucement sur le marbre.

D’un geste, alors que son cœur s’emballait, elle se retourna et son regard fut attiré par le miroir au dessus du lavabo.

Quelqu’un y avait marqué « Il n’y a pas que les chiens qui peuvent vous lécher la main » en lettres de sang.

’

Légende n°2 : La Poupée.

Une jeune maman vivant avec sa petite fille de 8 ans passa un beau jour devant une boutique de vieux jouets. Attirée par la devanture originale, se sentant nostalgique, elle poussa la porte en bois et fit tinter les clochettes de l’entrée. Un vieil homme à l’air aigri l’observait. Elle se promena dans les allées où étaient entassés des chevaux de bois, des trains miniatures et toutes sortes de gadgets adorés par les enfants. Derrière le comptoir, une boîte de verre l’intrigua soudain. Dedans était maintenue une poupée de collection, dans sa robe bleue nuit et son petit gilet de dentelle. L’objet semblait ancien et cher. Elle questionna le vieil homme derrière la caisse sur son prix. Avec un faible sourire hésitant, il lui annonça une offre tout à fait correcte qu’elle accepta, heureuse d’avoir fait une si bonne affaire, et certaine de faire plaisir à sa fille. Au moment où elle allait franchir la porte en bois pour sortir, le vieil homme déclara : « Surtout, ne la sortez pas de sa boîte le soir ».

Ces paroles avaient inquiété la jeune femme qui décida que le vendeur devait être un peu sénile, et qu’elle n’allait pas gâcher la joie de son enfant en lui donnant ces instructions ridicules. En rentrant chez elle, elle tendit la boîte à la fillette, qui fut heureuse de recevoir cette surprise. Cependant, les paroles du vieillard retentissait dans la tête de la maman, et, par précaution (elle était une femme très superstitieuse) elle indiqua à sa fille de ranger sa poupée dans la boîte chaque soir et de la laisser en bas de l’escalier. Cette dernière acquiesça et partit jouer avec.

Le soir, la petite suivit les instructions de sa mère au sujet de sa poupée, et alla se coucher. Dans la nuit, elle fut réveillée. Quelqu’un parlait. Tendant l’oreille, elle se pencha vers la porte de sa chambre pour identifier la voix qu’elle entendait. C’était une petite voix cinglante, qui chuchotait presque. En se concentrant un peu plus, elle arriva à discerner les paroles prononcées…

« Je suis à la première marche. Je suis à la deuxième marche. Je suis à la troisième marche. »

Apeurée, elle eut –comme tous les enfants de son âge – le réflexe de courir dans la chambre de sa mère, qui l’invita à dormir avec elle mais qui précisa que c’était la dernière fois, la fillette étant sujette à de nombreuses frayeurs nocturnes. Elle la rassura en lui disant que la voix n’était que dans sa tête, puis elles se rendormirent ensemble.

Le lendemain soir, à la même heure, son sommeil fut de nouveau perturbé par la même petite voix cinglante.

« Je suis à la quatrième marche. Je suis à la cinquième marche. Je suis à la sixième marche. »

Se cachant sous les draps de ses mains tremblantes, elle eut du mal à se rendormir.

Le soir suivant, ce fut la même rengaine.

« Je suis à la septième marche. Je suis à la huitième marche. Je suis à la neuvième marche. »

Persuadée que cette voix fluette était celle de sa nouvelle poupée, elle vérifia le lendemain où son jouet se trouvait. Elle en parla à sa mère, qui lui expliqua en soupirant que non, une poupée ne pouvait pas parler, et qu’en plus elle se trouvait là où elle l’avait rangé la veille : dans sa boîte, en bas de l‘escalier.

Le soir d’après, le phénomène se répéta.

« Je suis à la dixième marche. Je suis sur le palier. »

La fillette retint son souffle.

« Je suis devant ta porte ».

La fillette tira son drap sur ses yeux.

« Je suis en bas de ton lit. »

La fillette sentit ses membres se raidirent et son cœur battre la chamade.

« Je suis tout près de toi. »

Le drap s’envola et la poupée était là sur le matelas, avec un grand couteau.

© Artur Rummel

Légende n°3 : Poum poum tchik.

19h. Une famille composée des deux parents et de leurs deux filles (7 et 12 ans) regardaient le journal télévisé. A l’écran, des images d’un institut psychiatrique près de chez eux. La voix du présentateur se voulait grave et alarmante.

« Toute personne habitant dans les parages se doit de fermer ses portes à clé et être attentif à toute présence suspecte. Un patient de l’asile s’est échappé et il est potentiellement dangereux. Il est facilement reconnaissable car il est amputé des bras et des jambes. Si vous le voyez, contactez le numéro d’urgence. »

Les parents se retournèrent vers leurs enfants et leur lancèrent un regard inquiet. En effet, ils avaient prévu de coucher chez des amis et de laisser les fillettes seules à la maison. Après un rapide débat sur la décision à prendre, ils convinrent qu’avec toutes leurs portes et fenêtres bien fermées à clé rien ne pourrait leur arriver de grave. Après les avoir fait dîner et leur avoir souhaité une bonne nuit, ils embarquèrent pour leur soirée.

Mais très vite, les jeunes filles furent dérangées par des bruits dans leur maison. Bruits de portes grinçantes, de plancher qui craque… et un son très particulier, formant une mélodie dérangeante : « poum poum tchik ». Origine du son inconnue. Mais il était répété mécaniquement, et les filles commencèrent à s’inquiéter. La plus jeune vint se réfugier dans le lit de sa grande sœur, qui elle-même se demandait d’où pouvait provenir ces bruits si particuliers. Au bout d’une demi-heure à l’entendre de temps en temps, elle laissa sa sœur endormie dans sa chambre et descendit doucement l’escalier.

Tout était vide et le bruit avait disparu. Seul le silence et quelques crissements de la maison ensommeillée restaient perceptibles. Hésitante, elle parcourut rapidement le rez-de-chaussée et courut rejoindre l’étage.

Elle poussa la porte de sa chambre et étouffa un cri. Sa sœur baignait dans son propre sang. Affolée et sous le choc, elle se rendit compte que le bruit avait repris. « Poum poum tchik ». « Poum poum tchik ». De plus en plus fort, de plus en plus près. Elle se retourna.

Le patient dont la photo avait été affichée tout le long du journal télévisé était maintenant devant elle. Pas d’avant-bras, ni de jambes mais des moignons au bout des coudes et des genoux. Il était à quelques mètres d’elle. Terrifiée, elle était paralysée. Il avança alors vers elle. Il posa ses coudes un à un sur le sol. Poum poum. Traîna son corps le long du carrelage. Tchik. Il lui sourit.

Le lendemain matin, les parents trouvèrent les cadavres de leurs enfants et appelèrent les secours. Ce n’est qu’après plusieurs heures de désespoir qu’ils se dirent qu’ils auraient sûrement dû fermer à clé avant même de regarder le journal télévisé.

Alors, laquelle de ces histoires vous fait le plus d’effets ?

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Publié le 11 juillet 2014, dans Peurs diverses, et tagué , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 21 Commentaires.

  1. J’adore oum poum Tchic sa fait peur pi csoh mais ma version c’est « boum boum chlack » mais bon très bonnes histoires quand même!

  2. Moi c’est la première que je n’aime pas du tout, j’ai horreur qu’on fasse du mal aux animaux. Moi je m’en fout que les humains meurent mais on ne touche pas aux animaux.

  3. Je connaissais déjà ces histoires mais la pire je trouve que c la 3 eme car la 1 ère et juste un peu dégueu de se faire lécher la main par qqn qu’on connaît pas mais bon c qu’un chien qui meurt c pas un humain c pas dramatique bon après JSP G pas de chien moi mais bon voilà et la 2 ème c pas une poupée qui va te tuer mais aussi dans la première c que tu dois te dire que t’as peut être frôler la mort mais la 3 eme c la pire car c possible et si T un enfant tu sais pas quoi faire

  4. T’as oublié de dire qu’il avait des crochets à la place des mains

  5. C’est une très bonne histoire que vous avez écrit, je la trouve trop stressante et je vous souhaite une bonne continuation. Merci pour votre histoire numéro 2 elle fait peur à souhait.

  6. Boumboum tchick me fais peur

  7. La tournure des phrases et la façon dont les histoires sont racontées font en sorte qu’elles sont toutes effrayantes mais celle qui m’effraie le plus est la première car cela peut réellement se passer tandis qu’on sait qu’une poupée ne tue pas et une personne sans bras et jambes ne va pas bien loin mdr et comment faire pour tenir un couteau et tuer dans cet état et au pire on lui envoie un bon coup de pied dans la face…

  8. nihel kebichi

    la poupée et poum poum tchic me fait peur

  9. L’histoire de la Poupée ressemble au filme d’annabelle

  10. On m’a raconté la même histoire quand j’étais plus jeune, mais il y a juste un élément de l’histoire qui changeait : la fille a dit à sa petite sœur de dormir sous son lit comme ça si le fou était là, il s’attaquerait à elle et non pas à sa petite sœur qui serait cachée sous le lit. Elle se sont endormie, et le lendemain matin, la grande sœur n’avait rien mais quand elle regarda sous le lit, sa sœur était morte. En effet le fou rampait, il ne pouvait pas voir la grande sœur, mais la petite était a sa porté..

  11. mais qu’est-ce qui peut faire avec ses pauvres moignons le psychopathe ??

  12. L’histoire de la poupée,et du pompom tchik me donnent des frissons!

  13. La 2ième histoire est celle qui a eu le plus grand effet. Je m’en sent presque anxieux après en avoir fait la lecture. Je devrais la raconter pour connaître la réaction des autres.

  14. dans la premier légende c est qui qui était sous le lit

  15. haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa c’est absolument terrible tous ces souvenirs que ça fait remonter! à la lecture du titre de la troisième histoire j’ai eu des frissons!!! puisque c’est exactement comme ça que j’ai l’habitude de la désigner…poum poum tchic…
    je me revois en sixième pendant la pause-déjeuner avec mes copains planqués sous un escalier à se raconter cette histoire, sauf que dans notre version il s’agissait d’une femme, et il ne lui manquait que les jambes et elle avançait en rampant…
    je sens que je vais faire des cauchemars ce soir, mais j’y peux rien, j’ai toujours adoré les légendes urbaines!! et dix ans après poum poum tchic continue de me hanter!! je connaissais les 2 premières à quelques variantes près…j’aimerais cependant vraiment en connaitre leurs origines, qui ne s’est jamais fait peur avec une histoire de dame blanche qui apparait sur la banquette arrière de la voiture, dans un tournant un peu trop serré?^^
    merci pour cette remontée d’émotions!!!

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