American Nightmare 2 : Anarchy

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Film qui sortira le 23 juillet 2014 prochain, American Nightmare 2 est, tout comme son premier opus, réalisé par James DeMonaco. Ayant écouté les plaintes prononcées à l’égard du premier (« mais une purge, une vraie, ça se passe dehors, alors, ça donnerait quoi hein monsieur ? »), American Nightmare 2 vient donc répondre au public septique (voire très déçu) du film qui était sorti en août dernier. Alors, comparé au premier, que vaut donc cet opus ?

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L’histoire est plus ou moins la même que celle du 1 : on va nous présenter des personnages, en l’an de grâce 2026. Ce futur proche nous présente des Etats-Unis épuré, où le chômage et le taux de pauvreté sont au plus bas, et les tensions décroissantes. Grâce à quoi ? La Purge annuelle organisée par l’Etat. Dans le 1, on nous faisait vivre la 5ème purge de l’histoire des USA. Ici, c’est l’année suivante, la 6ème. On nous présente une mère latino et sa fille, un couple qui tombe en panne au -très- mauvais moment et un homme qui a décidé de profiter de l’occasion pour assouvir certains pulsions des plus violentes. On va suivre ce beau monde dans l’enfer de « l’anarchie » qui règne dans les rues de Los Angeles.

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Parlons d’abord d’un aspect très important de ce deuxième opus : autant je trouvais que le premier amenait à une réflexion sur l’idée-même d’une purge efficace à l’humanité, autant celui-ci en développe les aspects politiques, sociaux et surtout financiers de la chose. En effet, il nous est ici montré que le gouvernement lui-même se mêle à la Purge, aidant ainsi au passage l’économie du pays. American Nightmare 2 se base énormément sur cette envie de « dénoncer » cette hypocrisie des plus puissants hommes du pays, comme si elle était au final très intemporelle, existant hélas depuis la nuit des temps, mais également en 2026, contrairement à ce qu’on aimerait que le monde deviennent. James DeMonaco brise ici l’utopie d’un avenir plus sain pour les Etats-Unis d’Amérique, nous rappelant à chaque instant du film cette implication douteuse et surpuissante. Comme si l’Etat était en train de tricher au jeu qu’il avait lui-même instauré pour son peuple.

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Certains points du premier film nous manque tout de même ici : nous avions été habitués à des ennemis bourgeois charismatiques, avec de superbes masques terrifiants, et nous nous retrouvons avec d’insipides petits voyous en motos. Ils ont, certes, eux aussi des masques, mais rien de comparable. Ces ennemis aux pensées glauques et aux paroles saisissantes avait fait d’American Nightmare pour moi un bon film, puisqu’on apprenait à connaître ces « vilains », et que plus ils faisaient partie de l’histoire, plus on se sentait mal. Là encore, rien de tout ça. Les méchants sont vides, leurs regards presque mornes, et c’est bien dommage car cela aurait pu un peu mieux rythmer le récit et les actions.

Parlons-en, des actions : il y en a énormément. Tous ceux qui ont été déçus par le 1 à cause de son manque d’événements brutaux et/ou de sa lenteur peuvent être rassurés : c’est tout l’inverse avec le 2. Le film se pare alors de coups de feu à foison, de suspens haletant et de guerres intra-muros ou les pratiquants de la Purge se défoulent à cœur joie dans les rues tremblantes de terreur de Los Angeles. Ce qui l’éloigne énormément d’un film de peur, voire d’horreur, et le rapproche beaucoup plus du film d’action ou thriller. Mais si vous y allez en vous y attendant, vous ne pouvez qu’être comblés !

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J’y ai par contre trouvé une façon excellente d’aborder ce principe de Purge qui me fascine tant depuis l’année dernière : dans cette œuvre, on peut déceler le point de vue de plusieurs personnes sur la Purge, mais d’une façon différente du premier opus. Dans le premier, on y trouvait un débat sur le bien et le mal de la chose. Là, on peut juste découvrir avec effroi comment est vécue la Purge par les riches (avec le grand père des deux latinas, ou encore tout simplement avec le gouvernement lui-même), les pauvres (les deux femmes) et même ceux qui souhaitent y participer d’eux-mêmes (le « héros » en quelque sorte de ce film). Ce panel est par conséquent très riche et intéressant, même s’il aurait gagné à être beaucoup plus creuser et développer. Car on s’arrête très vite à la question « les pauvres VS le gouvernement » (et, surtout, les noirs et latinos contre le gouvernement -et oui, même en 2026…), ce qui hélas appauvrit le discours, qui a des bases solides et intéressantes !

Ma note : 11/20. Alors oui, j’ai préféré le premier, et vous me connaissez : il y avait trop d’actions et trop d’explicite pour que j’ai peur. Mais ce n’est pas un mauvais film. Et c’est un plutôt bon film d’action.

Interview de Jason Blum, producteur du film : clique ici.

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Publié le 16 juillet 2014, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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