Grave Encounters 2

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Sorti très récemment en 2012 et réalisé par John Poliquin (Chilling Visions, Inside Charlie), Grave Encounters 2 suit à la trace son précédent volet sorti l’année 2011. N’ayant pas été présenté au cinéma et ne se trouvant que virtuellement, la franchise fait surtout parler d’elle chez les amateurs du genre. Alors que le premier volet se fait tout juste connaître et apprécier (bien que certains ne l’aient pas aimé, je fais partie de ceux pour qui Grave Encounters a bien, voire très bien marché, et pour qui c’est un BON film d’horreur en found footage), le deuxième sort, se voulant dans la même trempe que le premier et se voulant directement connecté à cette « fausse histoire vraie » qu’il racontait. Alors, aussi bon que le premier ce numéro deux ?

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Le film commence pourtant très, très intelligemment : on assiste à un enchaînement de plusieurs vidéos. Ces vidéos sont faites par des internautes, donnant leur avis sur le premier chapitre de la franchise Grave Encounters. Puis le héros nous apparaît en nous livrant lui aussi ses impressions sur ce qu’il considère être un super film d’horreur innovant. Ce dernier ayant énormément joué sur son côté « véridique » (le found footage, le lieu de tournage qui existe réellement, la disparition des acteurs…), le jeune homme reçoit des mails et messages sur Youtube l’informant de la réalité des faits de son film préféré et l’invitant à venir voir de ses propres yeux l’hôpital psychiatrique abandonné. A partir de là, vous devinez aisément ce qu’il va se passer : persuadé qu’il est réellement arrivé malheur aux acteurs de Grave Encounters, le jeune homme (dont le nom est Charlie) tente de convaincre ses amis (et évidemment, la moitié d’entre eux restent réticents) et part avec certains à la rencontre du fameux personnage anonyme qui lui envoie les messages. C’est donc un début qui insiste sur le brouillard de doutes qui entoure habituellement les found footages, et ce lien direct créé entre les deux films se veut pour le moins original et persuasif. Puis vient le reste.

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Une fois dans l’hôpital, tout est soit du déjà vu du premier volet, soit des clichés du film d’horreur classique (incohérences et Deus Ex Machina inclus). On installe les caméras et on se balade comme dans le premier. L’action démoniaque se révèle par contre un peu plus rapidement dans le récit, et on entre très vite dans les phénomènes paranormaux, sans un seul instant de répit et d’acquisition des lieux (puisque normalement connus du spectateur ayant vu le début de la franchise). Les camarades meurent vite, et comme dans le un, seuls deux survivants restent un peu plus longtemps à l’écran. Et vient la partie un peu lourde, et comme je ne veux pas spoiler, je ne vous en dirais pas plus, puisque c’est nécessaire au suivi de l’oeuvre. Sachez juste que le lien fait entre les deux films aurait pu être excellent si le scénario ne l’avait pas autant gâché.

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Mais alors, si ce film est si mauvais et si ressemblant au premier, comment le premier faisait-il pour s’en sortir et être un vrai et bon film d’horreur ?

Le problème de Grave Encounters 2 est d’avoir repris les astuces et bonnes idées du premier sans bien les exploiter et en les gâchant totalement. L’exemple des monstres est flagrant : dans le 1, leurs apparitions étaient brèves, parfois suggérées, et surtout rares, ce qui les rendaient concrètes et réussies. Ici, ce sont les mêmes, mais beaucoup plus exposés à la caméra, et donc beaucoup moins mystifiés. Autre exemple encore, la possession du lieu. En effet, dans le 1, l’hôpital psychiatrique est, on le devine, hanté pour les mêmes raisons qu’un cimetière ou qu’une salle de torture pourrait l’être : ce sont des endroits associés à la douleur, au malheur et à la tristesse, et donc propice pour ces fameux esprits et leurs activités. Seulement voilà, il a fallu que le 2 s’en mêle, et nous invente une histoire d’invocations spirituelles malsaines et de chirurgien fan de Satan pour justifier la présence de démons. Sauf que nous n’en avons pas besoin, et cela rend d’ailleurs le film beaucoup plus prévisible et le fait de rentrer des codes récents du cinéma de genre un peu surutilisés et qui, surtout, n’ont aucune raison d’être placés dans les œuvres. On y perd du mystère, de la réalité et de la sensation.

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Je ne vous en parlerai pas plus que cela, mais sachez aussi que la fin est minable et très mauvaise. Elle part dans tous les sens et arrive même à vous servir des intérêts financiers et un complot cinématographique sur un plateau. Et oui, comme souvent, un bon premier film ne laisse pas souvent place à un bon second film.

Ma note : 8/20. Ce film est une déception. Et il est vide.
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Publié le 19 juillet 2014, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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