Poltergeist

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Sorti en 1982, Poltergeist est un classique pour les fans de genre (comme vous et moi). Il est connu de tous et de toutes pour peu qu’on s’intéresse au genre « Epouvante-horreur ». Ce film est réalisé par quelqu’un que l’on connaît aussi forcément dans le milieu : Tobe Hooper (qui a aussi fait un épisode des Contes de La Crypte, deux des Masters Of Horror…). Qui est ce monsieur ? Et oui : Poltergeist est du même réalisateur que Massacre à la Tronçonneuse, LE chef d’œuvre glauque de l’horreur. Deux classiques à son actif donc. Il y a souvent méprise, car Poltergeist est connu principalement pour avoir été produit par Spielberg, qui efface alors le nom de Tobe Hooper qui lui, pourtant, est bel et bien le seul réalisateur du film.

Vous avez sûrement déjà entendu parler de ce film à cause de sa « malédiction » : en effet, la jeune actrice principale est morte durant le tournage du deuxième volet (la saga en compte trois) de la maladie de Crohn, et celle qui joue sa sœur aînée se fait assassinée par son petit ami à l’âge de 22 ans. Il paraîtrait même que les squelettes de la scène de la piscine étaient de vrais restes humains…

Alors, pourquoi ce film est-il si acclamé ?

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L’histoire est la suivante : une famille vient plus ou moins d’emménager dans une nouvelle maison d’une banlieue récemment construite par une entreprise immobilière dont le père fait lui-même partie. Ils sont bien installés, font même creuser une piscine, et vivent une petite vie tranquille tous les cinq : les trois enfants (une adolescente, un petit garçon et une petite fille) et leurs deux parents s’entendent bien et se chamaillent comme toute bonne famille qui se respecte. Seulement voilà : un bon jour, tout bascule. Carolann, la plus jeune, entend des voix et est somnambule. Elle commence à être presque hypnotisée par la neige qui grésille dans les postes de télévision. Ensuite, les chaises bougent seules, les placards s’ouvrent et, un soir, un tremblement de terre secoue leur maison et Carolann disparaît alors durant la panique générale. Les phénomènes paranormaux s’enchaînent et les parents comprennent bien vite que leur fille est retenue dans un autre monde, quelque part dans la maison. Ils font alors appel à une voyante et son équipe pour enregistrer les phénomènes et les utiliser pour récupérer leur enfant.

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Poltergeist est bel et bien un film d’angoisse. Premièrement à cause (ou grâce) à son rythme, toujours soutenu. Les moments de « pause » sont rares, mais quand ils sont placés, le sont de façon intelligente et permettent de relancer ces angoisses successives sans pitié. Scènes après scènes, la maison hurlent à la famille sa monstruosité, et nous démontre la puissance de ses démons. Parce qu’après tout, le titre même du film est « Poltergeist », et ce mot désigne un ensemble de phénomènes défiant toute raison et toute logique et agissant par répétitions (coups sonores, lévitation d’objets…). En Allemand, « poltergeist » signifie d’ailleurs « esprit frappeur ». En somme, le film respecte son thème avec succès.

L’ambiance est géniale : on démarre dans cette famille qui sort des années 70, années libérées. Les parents fument des joints, l’adolescente fait un doigt d’honneur devant sa mère dont la seule réaction est d’en rire… et ce poltergeist vient briser cette liberté et cette joie de vivre générale. Le film aura beau commencer par un match de foot entre copains, il finit tout de même dans un hôtel miteux. L’ascension de cette famille insouciante vers un traumatisme est extrêmement bien réalisée.

Poltergeist

Les plans sont tout aussi bien travaillés que dans le fameux Massacre à la Tronçonneuse du même réalisateur : on se souviendra tous de la scène du clown, surgissant au bon moment, au bon endroit et de la bonne façon. La tension est palpable durant toute l’oeuvre grâce aux positionnements judicieux de caméra, aux sons bien placés et aux réactions des acteurs. Les gros plans sur le visage de Carolann illuminé par la neige de la télévision, celui dans le miroir qui dépèce l’un des chasseurs de fantômes… On sent dans Poltergeist une vraie réflexion qui tend à améliorer nos angoisses cinématographiques, à cerner nos peurs et faire monter notre rythme cardiaque.

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On reconnaît à peine Hooper hein ?

Le film a une énorme dimension comique et possède même beaucoup d’instants « légers » (la patte de Spielberg, très certainement) mais arrive, selon moi, à bien manier tous ces genres pour en faire un film très agréable à regarder. Agréable, car le film ne tient pas compte de nombreux clichés : la famille prend très vite conscience du phénomène, le mari croit directement sa femme lorsqu’elle lui en parle, ils ne tardent pas à appeler les fameux spécialistes… Bref, personne n’est là pour ralentir l’investigation et douter des personnages principaux (ce qui est rare).

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Ma note : 15/20. Le film est bon, on ne se pisse pas forcément dessus, mais certaines scènes sont tellement mythiques qu’elles méritent d’être vues et revues des millions de fois.

 

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Publié le 19 septembre 2014, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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