Annabelle

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Film qui va sortir en ce mercredi 8 octobre prochain, Annabelle est le spin off tant attendu (et rapidement survenu) de The Conjuring, LE film d’horreur de l’année 2013, réalisé par James Wan. Cette œuvre, quant à elle réalisée par John Leonetti (L’Effet Papillon 2 ; Mortal Kombat, destruction finale) se veut être un épisode précédant le fameux film de monsieur Wan. On y retrouve donc Annabelle, la poupée du prologue, qui va enfin avoir son heure de gloire avec une œuvre qui lui est toute dédiée. Leonetti ayant était le directeur de la photographie de beaucoup de grands films d’horreur récents (Conjuring, les deux Insidious, Piranha 3D, Dead Silence…) il était impensable de se dire qu’il se raterait vraiment en prenant part au projet Annabelle.

Il faut également rappeler (si vous n’avez pas lu l’article sur Conjuring) que l’histoire de la poupée Annabelle est réelle. Ce jouet a réellement existé, et était en chiffon, pas en porcelaine. Elle a été offerte dans les années 70 par une mère à sa fille et a laissé des messages paranormaux, se déplaçant seule dans leur habitation. Les Warren l’ont ensuite prise pour la placer dans leur musée, où elle est gardée enfermée à double tour dans une cage de verre, et est bénie deux fois chaque mois par un représentant du Vatican.

A gauche : la vraie poupée Annabelle A droite : celle du film

A gauche : la vraie poupée Annabelle
A droite : celle du film

L’histoire se centre sur un couple qui attend un enfant. Mia et John prévoient un avenir heureux dans leur maison de banlieue, avec leurs voisins agréables et leurs occupations respectives (qui sont les études de médecine pour l’un, de la couture pour l’autre). Mais hélas, ces gentils petits voisins ont une fille membre d’une secte satanique, qui un soir vient les tuer et agresser nos protagonistes. La meurtrière, dont le nom est Annabelle (tiens tiens tiens…) se suicide avec une étrange poupée dans les bras. Ce jouet est un cadeau de John à Mia, qui est grande collectionneuse de poupées rares. Après cette soirée mouvementée, le couple déménage et ne souhaite plus garder l’objet qu’Annabelle portait à l’instant de sa mort. Seulement, elle va les suivre et leur quotidien va se voir hanté par d’étranges phénomènes…

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Rien de plus cliché qu’une poupée hantée hein ? Le coup a été fait et refait. Entre les Dolls (1987) et autres Chucky, ça n’est plus très innovant. Seulement Annabelle a pour elle cette longue robe blanche, cette taille d’enfant, et surtout, cette histoire réelle dont elle s’inspire et qui fait froid dans le dos. Leonetti a d’ailleurs utilisé deux poupées différentes : l’une, presque mignonne, sans défaut, les joues roses est là au début de l’oeuvre. La deuxième apparaît au moment où le paranormal fait son entrée dans le récit, avec ses yeux tâchés de sang, ses pommettes assombries et ses nombreuses fissures. Annabelle est magistrale, terrifiante… et quelque peu comique de temps en temps (par son sourire forcé et ses yeux exorbités). Les plans où elle peut être aperçue sont tous très travaillés… contrairement à certains autres, hélas. On pourrait être heureux de voir que sa présence et surtout ses déplacements ne sont que suggérés, et que jamais on ne l’observe dans sa mouvance. Malheureusement, ce ne sera pas le cas tout le long du film, ce qui m’a profondément déçu et a, pour moi, réduit à néant tout l’intérêt de la poupée.

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Oui, on sursaute et oui, on a peur. La musique est très bonne et bien utilisée, et la poupée, encore une fois, est un petit chef d’oeuvre d’esthétique. Certains plans, comme dit précédemment, sont savamment réalisés (plans fixes, travelling le long de la chaise à bascule…). Le plan séquence du début lors de l’attaque d’Annabelle -la jeune fille de la secte- dans la maison de John et Mia est angoissant et l’ambiance sonore colle à merveille à nos ressentis. Cependant, si l’on se surprend à sursauter, c’est avant tout parce que ce film est remplis de jumpscares et de screamers. Ils sont bons, certes, mais l’on ne peut pas avouer éprouver une sensation constante de malaise ou de peur, car ce ne sont que des moments qui font peur, et non pas le film ou l’ambiance eux-mêmes. Certaines scènes sont même presque drôles à cause de leur absence d’originalité et de pesanteur horrifique.

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Annabelle respecte le schéma assez classique du film d’épouvante : le couple, la femme enceinte, le déménagement, l’objet hanté qui les poursuit, le prêtre mêlé à tout ça, la présence d’un policier, la présence d’une sorte de bonne femme « experte » en phénomènes paranormaux, une chambre remplie de poupée toutes plus inquiétantes les unes que les autres, une lente berceuse qui nous suit durant tout le film… Je sais qu’il est difficile de nous jour d’innover en matière de film de genre. Mais il faudrait peut-être que les grosses productions ne se copient plus les unes les autres. Remarquons d’ailleurs la fine ressemblance dans l’ambiance visuelle et scénaristique avec Rosemary’s Baby, classique d’horreur de la fin des années 60, où il est également question d’une mère voulait protéger son enfant et de cultes sataniques.

Annabelle

Ma note : 13/20. Parce que c’est visuellement chouette et que certains plans sont très bons. Annabelle ne promettait pas d’être le film du siècle, mais il est au moins divertissant.

Illustration de Fugushiman

Illustration de Fugushiman

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Publié le 5 octobre 2014, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. À noter qu’une suite va sortir la semaine prochaine.

  2. Merci à ma grand mère qui quand j’étais petit avait une collection de poupées en porcelaine et que je voyais bouger dans mon enfance. J’en garde une sale impression et je fais partie de la génération des gens traumatisé par Stephen King et son adaptation en téléfilm en souffrant d’une légère coulrophobie. Donc clown et poupée en porcelaine c’est mort en tout cas pour un visionnage seul. Maintenant ça reste pour moi des films assez triple A pour reprendre l’appellation vidéo-ludique mais pourquoi pas à l’occasion après avoir maté The Conjuring. Je crois que je souffre de boulimie horrifique pour enchaîner les articles les uns après les autres. Une analyse pertinente et un point de vue intéressant même si je ne suis pas toujours d’accord font que je ne me lasse pas encore. Et je ne commente pas tous les articles que lis seulement ceux où j’ai quelque chose à dire et les poupées de porcelaine …. °O° je ne peux pas les voir rien que les screenshots et l’affiche du film ça commence à faire trop

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