The Devil’s Rejects

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Sorti en 2006, The Devil’s rejects fait partie des films réalisés par Rob Zombie, chanteur et musicien de metal (à voir : son clip Dragula) mais également réalisateur de film d’horreur. Cette œuvre est son deuxième long métrage, juste après La Maison des Mille Morts (2003) et juste avant son remake d’Halloween (2007). Il a également réalisé Halloween II et The Lords of Salem.

Rob Zombie est un personnage à part entière (d’où ce pseudonyme d’ailleurs). Il a un univers très particulier et s’y tient jusqu’au bout, autant dans ses chansons que dans ses films, et signe souvent des œuvres hors catégories et mêlant des genres qui lui sont chers. Et ces œuvres sont en général réussies ! Ici, Rob tient à réutiliser ses personnages déjà introduits dans sa Maison des Mille Morts (la fameuse famille Firefly), et utilise un casting encore une fois étonnant et détonnant : Michael Berryman (du La Colline a des Yeux de Wes Craven), Danny Trejo (qu’on ne présente plus) et… Sheri Moon, sa propre femme.

Je mets ce film dans la section des « films choquants » parce que, contrairement à Allociné et tous les sites sur le 7ème art qui le classe directement en « épouvante-horreur », je ne pense pas une seule seconde que The Devil’s Rejects puisse faire l’objet d’un film d’horreur. Il est fait avant tout, comme tout le reste des œuvres de Rob Zombie, pour choquer et bousculer les gens. En optant pour cette vision de l’oeuvre, voici donc sa critique :

Devil's Rejects

L’histoire commence lorsqu’une équipe de police, dirigée par le shérif Wydell, se rend dans une vieille ferme abandonnée pour y faire une descente judiciaire. La famille Firefly, qui y habite et y a pratiqué de multiples crimes odieux, s’y terre. S’ensuit alors une confrontation entre les forces de l’ordre et la famille de meurtriers, qui se font appeler les « Rebus du Diable » (The Devil’s Rejects). Wydell, voulant venger son frère tué par les ignobles malfaiteurs, se lance dans une course poursuite pour rattraper les membres de la famille qu’il n’a pas réussi à coincer. S’ensuit alors un road movie façon western, où l’on suit Baby, Otis et le Captain Spaulding tenter de s’échapper à la furie vengeresse du shérif, en bafouant la loi à volonté et en nous choquant le plus possible.

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Rob Zombie s’est inspiré pour cette œuvre des films policiers des années 1960 et 1970, d’où l’ambiance et le rythme du film, qui se passe lui-même dans les années 1970. Mais ce n’est pas n’importe quel western : mêlant road movie et ultra violence, The Devil’s Rejects nous fait suivre ces criminels et assister à leur débauche et leurs délires. Les plans et la façon de filmer caméra à l’épaule insister sur cette atmosphère que Monsieur Zombie a voulu rendre « crade », glauque, sale et poisseuse, en utilisant des couleurs et un grain de pellicule qui font évidemment penser au « dégueulasse » mais génial Massacre à la Tronçonneuse. Le film donne en effet l’impression d’être très loin de la propreté et de la sagesse, s’affairant à nous faire assister à ces crimes et cette folie que se sont passés les membres de la famille, dans un style de film d’action et de règlement de compte à la manière des cowboys. Tourné dans le désert californien et ne comportant aucun paysage urbain, les décors de l’oeuvre permettent d’insister sur l’aspect vide des différents endroits que traversent les Firefly, laissant les victimes à la merci impitoyable des meurtriers.

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Le scénario est à se rouler par terre de génie. Rob Zombie nous jette avec force une histoire où les héros sont des anti-héros, et où les méchants sont les seuls auxquels on peut s’identifier ou se raccrocher. Ainsi, inutile de chercher un gentil dans The Devil’s Rejects : on pourrait se laisser aller à croire en la bonté du shérif Wydell, mais il s’avérera que plus on avance dans le récit, plus on s’apercevra qu’il n’est pas vraiment un ange non plus. Véritable leçon sur des visions du monde un peu trop manichéennes, le film nous sert ses idées sur la violence, la vengeance, et la cruauté humaine, qui est en chacun de nous, et même en ceux que l’on croirait totalement innocent. La fin du film, gigantesque, que dis-je, grandiose, est LA meilleure conclusion qu’on puisse faire à ce sujet.

Ma note : 15/20. L’action et les westerns, c’est pas mon truc. Mais ce style assumé et qui sort de l’ordinaire, mêlé à ces personnages et cette écriture géniale, je prends quand même !

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Publié le 31 octobre 2014, dans Films choquants, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Je trouves que les films les plus gore etaient quand même ceux des années 70

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