Dolls

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Dolls devrait être reconnu par tous les amateurs d’horreur. C’est un vrai classique, qui a pourtant moins réussi à faire son chemin que tous les Exorciste et autres Poltergeist… Sorti en 1987 et réalisé par Stuart Gordon (Re-Animator, Aux Portes de l’Au-Delà, Fortress, Space Truckers, Edmond, deux épisodes des Masters of Horror, un épisode de Fear Itself…), Dolls utilise des tonnes d’effets spéciaux et énormément… de poupées. Le tournage du film s’est déroulé en Italie, plus précisément à Rome. Peut-être même que certaines scènes vous diront quelque chose, notamment parce que l’une d’entre elles à été détournée par les Inconnus (pour la parodie de la poupée « Klaus Barbie »). En tout cas, la phrase d’accroche du film vous prévient d’avance : « Elles veulent jouer avec vous… »

Tout commence comme un film d’horreur assez classique : une voiture tombe en panne dans un coin cerné par les arbres un peu paumé. En sortent trois personnes : un homme, sa fille et sa seconde femme, une bourgeoise porteuse de fourrure et de foulards. Cette dernière pose tout de suite son personnage arrogant, insupportable auprès d’un père qui pique sa crise de la quarantaine en abandonnant et négligeant sa petite fille, enfant sage et mignonne comme tout. L’ambiance est donc orageuse, entre les cris de Rosemary qui s’exaspère, le père qui est dépassé par les événements et la petite qui commence à s’inquiéter, lorsqu’ils découvrent une maison qui étrangement n’était pas dans le champ auparavant. L’orage les forçant à s’abriter, ils entrent et rencontrent les habitants des lieux, le couple Hartwicke. Gabriel Hartwicke est un fabricant de jouet, plus précisément de poupée et de marionnettes, qu’il confectionne dans son atelier. Ces deux petits vieux, coupés entièrement du monde (volontairement) semblent à la fois sympathiques et… inquiétants. Ils décident tout de même d’héberger la petite famille pour la nuit, qui est rejointe par un jeune homme et deux jeunes femmes, qui ont eux aussi été surpris par le mauvais temps. Les cinq visiteurs sont alors séparés pour rejoindre leurs chambres respectives, et là commence « la plus longue nuit du monde »…

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Dans Dolls, il y a un très grand côté moralisateur. Dès le départ, le groupe des cinq personnes accueillies par les Hartwicke est séparé en deux : les gentils et les méchants. Aspect très manichéen présent dans tout le film, la petite fille et le jeune homme qui a toujours un cœur d’enfant sont placés à l’écart de ces fameuses poupées, ces fameux « petits hommes » comme les appelle Judy. Les autres, viles, égoïstes, voleurs, provocateurs, sur les nerfs, vont devoir subir la vengeance des jouets de la maison, puisqu’ils décideront jusqu’au bout de ne pas croire Judy et Ralph sur l’existence de ces êtres diaboliques qui tuent sans pitié dans la vieille maison.

On a donc ici toutes sortes de personnages très différents et qui présentent presque des « stéréotypes », sans jamais néanmoins tombés dans le grotesque ou le ridiculement extrême.

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La photographie de ce film est juste excellente, et même s’il date déjà de 17 ans, les effets spéciaux marchent encore très bien ! Une touche de gore bien pensée, des poupées qui font vraiment peur, qui semblent presque réelles, qui parlent, marchent, sortent leur petite scie pour couper les jambes des intrus… Quand on en aperçoit une, tapie dans l’ombre, avec son minuscule couteau, un grand sourire vicieux plaqué sur son visage de cire, on n’a pas vraiment envie de rigoler.

Les plans sont géniaux, car on assiste parfois à des déplacements subtils des jouets en hors champ, présences terrifiantes qui nous sautent alors aux yeux d’un plan à l’autre. Leur esthétique est très bien trouvée, le lutin bossu est effrayant, et leurs expressions faciales, leurs attaques en font des jouets tueurs vraiment travaillés, pleins de détails et qui font mouche.

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Ce mélange burlesque d’humour noir, de morale et d’horreur fait de cette œuvre de Stuart Gordon un très bon film, très divertissant, qui n’a pas de gros défaut majeur selon moi, et qui réunit toutes sortes de bons éléments de cette époque charnière des films fantastiques et de genre que sont les 80’s. Bien sûr, des mauvais points, il y en a, car le film a malgré tout vieilli sur certains plans ou effets un peu trop « gros » pour qu’on y croit. L’aspect manichéen des « méchants contre les gentils » peut déplaire à beaucoup, même si le film évite de tomber dans le « nunuche » avec un certain brio, en nous prouvant que les poupées, elles, ne font pas vraiment partis des méchants, mais plus des « gentils qui doivent être méchants uniquement contre les méchants », tels de petits anges de la justice humaine. Et ça, c’est original.

Et même si parfois vous risquez de voir les mains des marionnettistes manipuler les poupées sur certains plans, ces erreurs sont vite effacées par une musique de très bonne qualité, nous rappelant bien les excellentes ambiances sonores de cette décennie riche en bande-son mémorables.

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Ma note : 15/20. C’est un très bon film, il passe vite, beaucoup de bonnes qualités, et les poupées font ici vraiment peur ! Un génialissime film de jouets tueurs, meilleur que beaucoup de ceux qu’on connaît tous…
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Publié le 12 novembre 2014, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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