Damien la Malédiction

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Sorti en 1976 et réalisé par Richard Donner (un épisode de la Quatrième Dimension, Les Goonies 1 et 2, The Toy, plusieurs épisodes des Contes de la Crypte, l’Arme Fatale 3 et 4…) Damien, la Malédiction est un film mythique sur l’histoire d’un petit garçon quelque peu… étrange. Ce film a vraiment bien marché, ayant rapporté plus de 60 millions de dollars rien que pour sa sortie en salles. L’oeuvre fait l’objet d’une trilogie (La Malédiction II et La Malédiction Finale) ainsi qu’une suite sous forme de téléfilm (La Malédiction IV : l’Eveil) et un remake (666, La Malédiction). Même l’épisode 10 de la première saison de la série humoristique South Park reprend l’histoire du film et met en scène un petit garçon qui est nouveau dans l’école primaire des héros… et il s’avère s’appeler Damien et être le fils du Diable ! Et pour les plus gamers d’entre vous, certains doivent sûrement connaître le jeu vidéo d’horreur Lucius, largement inspiré par l’oeuvre de Donner.

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Tout commence à la naissance de l’enfant du couple Thorn, qui naît mort-né. On propose alors au mari de remplacer l’enfant par celui d’une jeune femme morte en couche à l’heure même de la naissance du bébé mort-né. Etrange coïncidence, que le père désespéré accepte cependant. On fait alors un bond dans le temps pour arriver environ 5 ans plus tard, le petit Damien ayant déjà bien grandi dans sa famille bourgeoise (le père est ambassadeur des Etats-Unis). Vie de rêve donc pour le petit adopté, qui va très vite être perturbé par le suicide de sa gouvernante le jour de son anniversaire. Pourquoi s’est-elle tué en disant « C’est pour toi Damien » ? Qu’a donc ce petit garçon de si spécial ? C’est ce que l’on « s’amusera » à découvrir tout le long du film, avec beaucoup, beaucoup de tension…

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C’est une histoire d’origine démoniaque qui se joue ici. Contrairement à L’Exorciste, Damien la Malédiction parle d’un démon né directement sous une forme humaine. L’enfant se retrouve donc à avoir des super pouvoirs, à influencer les gens et les forces des ténèbres seront là pour le protéger et le faire hériter de la fortune familiale… car qui dit fortune, dit pouvoir sur le monde actuel. La famille de Damien, extrêmement en danger, sera malmenée psychologiquement : d’un côté la mère, qui commence très rapidement à avoir des doutes en passant ses journées avec le jeune garçon presque muet et au comportement de plus en plus étrange, de l’autre côté un père qui ne croit pas sa femme et lui conseille plutôt une thérapie. LE schéma classique donc, qui amènera cependant le père à aller enquêter sur les origines de ce bébé adopté il y a de ça 5 ans en Italie. Le film se base donc sur la peur chrétienne liée à l’antéchrist, sous la peau de ce petit Damien au regard diabolique et au sourire final narquois. La Bible est citée en long et en large, et le Livre de l’Apocalypse semble tout à fait adapté à cette étrange naissance qui n’est pas le fruit du hasard.

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Mais se mêlant à ce scénario vient la peur, l’angoisse. Le film tient sur une longueur très étonnante sa sensation de froideur et d’ambiance malsaine. On ne se sent jamais bien, aucune scène n’est joyeuse ou « normale », plus va l’oeuvre et plus va notre cœur, qui sombre dans la montée en puissance de cette atmosphère terrible et terrifiante. Jamais on ne voit du sang, des coups, ou quelque chose d’explicitement violent ou angoissant, et c’est là que se prouve l’intelligence de Damien. On peut même appeler cela un véritable thriller psychologique, tant il nous torture. Tout est maîtrisé, et le casting est très bon. Ne parlons même pas du petit garçon qui joue Damien : il a été repéré sur le casting en agressant le réalisateur après avoir hurlé ! Un rôle qui lui va donc comme un gant, il faut le dire …

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Un super GIF qui vous montre à quel point le garçon est EFFRAYANT

Et alors, surtout, ce qui aura marqué les fans du film, c’est la musique. Cette musique qui tord les tripes, musique qui emplit l’âme, n’est autre qu’une musique chantée par des choeurs maléfiques en latin à l’occasion d’une cérémonie à la gloire de Satan. Le morceau, nommé « Ave Satani » et composé par Jerry Goldsmith, reçut même l’Oscar de la Meilleure Musique de Film en 1977 !

Ma note : 15/20. C’est bon ça ! De la tension, de l’angoisse, une atmosphère travaillée, on aimerait en voir beaucoup plus souvent !

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Publié le 16 novembre 2014, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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