Ouija

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Film réalisé en 2014 par Stiles White, Ouija fut passé hors compétition lors du Festival International du film Fantastique de Gérardmer (édition 2015). C’est le premier film du réalisateur, qui était plutôt habitué à la coordination d’effets spéciaux (notamment ceux de Le Monde Perdu : Jurassic Park, Terminator 3, Sixième Sens…) puis à l’écriture de scénarii (ceux de Possédée, Prédictions…). Ouija a fait un tabac aux Etats-Unis, mais que veut-il selon les français (et particulièrement, selon moi) ?

Film Title: Ouija

L’histoire tourne, comme vous pouvez vous en douter, autour d’une planche Ouija. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, c’est très simple : c’est une planche de bois (souvent) sur laquelle est gravée l’alphabet, « Yes », « No » et « Goodbye ». Elle sert principalement à communiquer avec les esprits, les morts, et tous les absents du Monde réel. Elle est normalement accompagnée par un rituel très précis, et l’esprit utilise la planchette de bois en forme de goutte fournie habituellement avec pour faire passer son message. C’est une méthode de communication avec l’au-delà qui est souvent utilisée lors de séances de spiritisme. Le nom de « Ouija » vient de deux mots d’ancien français « oui » et « ja », ce dernier étant une marque de négation alors employée (comme dans jamais, déjà, etc…). C’est un rituel très codé : il faut rester poli, laisser ses doigts sur la goutte, ne pas le faire seul et être en bonne santé. Le film met alors en scène la mort tragique d’une jeune fille ayant utilisé une planche en étant seule, et la suite laisse place à l’enquête de ses amis sur le phénomène (et qui, eux aussi, utiliseront la planche pour arrêter la malédiction.

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Je préviens tout de suite : plus cliché que ça, tu meurs. Ce film est bourré de clichés, et les empile les uns après les autres. Rien n’est surprenant, et tout se retrouve à être prédictible. Chaque événement s’inscrit en excès dans tous les codes les plus lambdas du cinéma d’horreur. Ainsi, il devient habituel de deviner jusqu’aux paroles du scénario et, de se dire « quel dommage ».

Cependant, même si Ouija est énormément cliché, il détient aussi un élément de surprise : un retournement de situation qui sort de l’ordinaire, et qui du coup brise ce cercle infernal d’une histoire vue et revue en boucle. Alors qu’on se disait que tout était beaucoup trop facile (ce qui pourrait déjà nous mettre sur la voie d’un retournement de situation déroutant), on peut se réjouir d’être un tantinet surpris par cette avancée du film, qui prend un tour un peu moins ennuyeux.

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Il y a énormément de screamers. Certains sont bons car ils apportent quelque chose (une ambiance, un indice, de la tension…), d’autres (et beaucoup) sont vraiment mauvais et abusifs. Ceux-là sont inutiles et peuvent même nous irriter ; sursauter toutes les 5 minutes pour pas grand chose, ce n’est jamais très agréable, surtout dans un film où l’on s’ennuie déjà.

Ouija est quand même assez bien fait ; le scénario se tient, l’esthétique n’est pas hideuse, les acteurs ne sont pas mauvais. Ce n’est pas une daube, mais c’est juste un film type de soirée entre potes à Halloween. C’est donc une œuvre passable, mais qui n’innove rien.

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Ma note : 10/20. Déjà vu. Pas en dessous de la moyenne, parce que c’est pas non plus mauvais. Dommage.

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Publié le 7 février 2015, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. effectivement j’avais envie d’aller voir ce film d’horreur mais si il y a beaucoup de sceameur je ne pense pas aller le voir par contre essayer le ouija pour de vrai ouais pourquoi pas mais avec d’autres personnes qui y croient.

  2. C’est quelque chose d’assez frustrant avec les films qui traitent du Ouija, c’est qu’il y a un potentiel très sous-estimé avec ce thème, mais les films n’en font rien et tombent souvent dans une certaine facilité à jouer sur ses stéréotypes au lieu de jouer avec le doute des planches et le mystère des choses que les planches Ouija peuvent potentiellement invoquer.
    Après, il faudrait que je vois ce film pour pouvoir le juger convenablement, surtout par rapport à cette fameuse surprise, mais j’ai peur après lecture de cet article qu’il joue malheureusement trop sur ces stéréotypes sans vraiment proposer autre chose qu’un divertissement peu audacieux :/
    Autrement, merci pour cet article très intéressant 😉

  1. Pingback: At The Devil’s Door | Sleep No Longer

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