At The Devil’s Door

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Film d’horreur américain réalisé par Nicholas McCarthy (The Pact) en 2014, At The Devil’s Door a été présenté hors compétition lors du festival international du film fantastique de Gérardmer de 2015. Tiré du court-métrage éponyme du même réalisateur, cette œuvre cinématographique ne promet pas une révolution en matière de film de genre, mais il est drôle d’y retrouvé énormément d’actrice de série féminine, comme Naya Rivera de Glee ou encore Ashley Rickards de Awkward. Difficile donc de les séparer de leur parcours « nunuche » avant cet essai horrifique tout nouveau pour elles.

L’histoire se balade beaucoup de femmes en femmes. On commence par suivre Hannah, qui se laisse convaincre de jouer à un jeu sordide où il serait question de vendre son âme en échange d’une somme important d’argent. N’y croyant pas et poussée par son petit ami, elle accepte et devient alors la proie du Démon, qui la poursuit et la pousse dans ses derniers retranchements. Une génération plus tard, sa maison est mise en vente par une agent immobilière au nom de Leigh. Elle aperçoit Hannah et se fait alors happer par cette malédiction qui hante encore cette maison. Puis, les événements font que le Démon se tourne vers sa sœur Vera, et la choisit pour accomplir son plan : devenir une personne à part entière.

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C’est sûrement très compliqué d’y comprendre quelque chose écrit de cette façon. En effet, l’histoire passe très vite du passé au présent, en revenant parfois vers le passé de manière plus ou moins claire pour le spectateur. Les deux axes temporels se mêlent et s’entremêlent pour ensuite laisser place à une ellipse de 6 ans… bref vous l’aurez saisi, l’histoire se balade assez vite et ne s’attarde pas. On se penche donc sur les trois protagonistes féminines à tour de rôle. Car oui, les personnages importants de ce film sont tous des femmes (sûrement un rapport avec Eve et le péché originel).

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Après, tout comme Ouija, At The Devil’s Door est, pour la plupart de ses passages, un cliché ambulant qui donne l’impression de ne pas savoir où aller.Cependant, n’excluons pas sa qualité technique et son histoire un peu plus originale que la normale de nos critiques positives. En effet, contrairement à beaucoup de film d’horreur lambda, il semble être doté d’une maîtrise un peu plus louable que les autres.

Il a plusieurs petites qualités, qui en font un film qui se détache un peu du lot mais qui ne sont pas assez notables pour lui permettre de surplomber le cinéma de genre pour midinettes : l’esthétique du Diable est remarquable et plutôt convaincante, le rythme du film n’est pas trop lent (mais parfois semble ne pas vouloir s’attarder sur certains passages sans raison apparentes) et l’oeuvre démarre même d’une façon agréable et très rapide, ce qui nous met relativement dans l’ambiance assez rapidement.

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Après, voilà. Encore un film de possession. Encore un film où une/des femme(s) est/sont possédée(s) (c’est vrai ça, citez moi un film où un homme est victime de possession ? Mis à part le prêtre de l’exorcisme, je n’en ai pas qui me viennent. Certainement une histoire -encore- de péché originel et de faiblesse psychologique des femmes, vous comprenez). Encore un film avec les codes du « la jeune fille s’est pendue et hante sa maison à la recherche d’un nouveau corps à investir pour le démon ». Encore un film où une protagoniste est enceinte d’un monstre/démon/fantôme (salut Rosemary’s Baby, salut La Mouche)… Bref, rien de nouveau sous le ciel nuageux des films d’horreur avec At The Devil’s Door. Rajoutons à cela une fin vraiment décevante, et on se retrouve avec un film dont on ne sait pas vraiment quoi penser.

Ma note : 12/20. Ce n’est pas bâclé, des petits détails le démarquent vraiment d’autres films, mais ça reste très lambda. Trop pour être mieux jugé.

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Publié le 9 février 2015, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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