Stitches

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Sorti en mai 2014 directement en DVD, et n’ayant donc pas foulé le sol de nos salles françaises, Stitches a été réalisé en 2012 et est plus connu sous le titre « Dark Clown ». Le film irlandais, passé au Paris International Fantastic Film Festival en 2013, a été récompensé par le jury et le public lors de la cérémonie de clôture. Son réalisateur, Conor McMahon (Dead Meat), a voulu reprendre à sa façon le mythe du clown tueur. Encore un film sur les clowns me direz-vous ; est-ce que celui-là vaut le coup ?

Stitches

L’histoire reste extrêmement banale, pour celle d’un film d’horreur : à une fête d’anniversaire, un clown assez miteux se fait insulter et humilier par le groupe d’enfants présents. Entre ricanements, moqueries et coups, l’intermittent se voit obligé d’être la victime des petits monstres. Jusqu’à ce qu’il glisse et se tue. L’homme, qui appartenait à une sorte de « secte » de clowns immortels, décident alors de revenir se venger des enfants une dizaine d’années plus tard, profitant d’une fête organisée dans la maison où il avait perdu la vie. La bande d’amis, plus si amis que ça, devra alors subir les assauts du monstre et tenter d’y survivre.

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Stitches est un film d’horreur pur et dur : il respecte les codes et rend les clichés nécessaires à sa bonne lecture. Les personnages stéréotypés (l’amoureux transi timide, le gros qui délire tout le temps, la bimbo méchante qui sort avec le gars des gangs…) et le synopsis très représentatif du genre cinématographique en font un film qui s’assume dans son ensemble. Il faut de toute façon savoir que le cinéma d’horreur se « reprend » beaucoup, puisqu’il est composé d’énormément de codes dont on ne peut vraiment pas se passer la plupart du temps. Ce cinéma, donc, s’autoréférence très souvent, et quand il l’assume et le fait avec brio, on peut alors parler d’un bon film.

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Et c’est donc ici le cas. Les clowns, pourtant, nous les connaissons. De Balada Triste à It, en passant par Poltergeist, les coulrophobes ont la vie dure avec le cinéma d’épouvante. Le personnage du clown, excellemment joué, fait peur mais fait surtout rire, car l’œuvre joue sur son côté « année 80 », avec des effets spéciaux gores et mal fichus, qui ajoutent au côté délirant et identitaire de Stitches. Le sang gicle, les têtes dansent, et les acteurs jouent leurs rôles pour la plupart loufoques à la perfection. L’esthétique très travaillé du film se mélange avec délice à son côté cartoonesque, les morts restant des instants plus drôles et originaux qu’effrayants.

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On ne regarde pas Stitches pour avoir peur, vibrer de frissons ou encore alimenter notre crainte des clowns. C’est avant tout un film « gore » classique, c’est-à-dire un film de détente qui se permet de l’irréel dans un cadre réel, saupoudré d’humour et de décadence. Ce ne sera pas le film du siècle, ni original ni angoissant, mais c’est un film à voir pour les amateurs et connaisseurs du genre, qui pourront ainsi repérer les clins d’oeil, référence et autres clichés du cinéma d’horreur que l’on affectionne tant, utilisés dans l’optique de proposer une œuvre divertissante et sans prétention.

Ma note : 13,5/20. C’est chouette.

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Publié le 2 juillet 2015, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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