Green Inferno

green-inferno-poster-900

Film qui sort en e-cinéma uniquement le 16 octobre 2015, Green Inferno a pourtant été tourné en 2012. Depuis deux ans, cette nouvelle œuvre du réalisateur Eli Roth (Cabin Fever, Hostel, Knock Knock…) tente tant bien que mal de sortir aux yeux du grand public, et ce n’est donc que très récemment que Jason Blum, nouveau grand distributeur de cinéma d’horreur au Etats-Unis, lui a offert une date de sortie US. Green Inferno a été tourné au Chili ainsi qu’au Pérou, et les autochtones de la forêt amazonienne ont contribué au tournage en tant que figurants. Anecdote amusante d’ailleurs : ils n’avaient jamais vu de film de leur vie. Eli Roth leur a alors fait découvrir le cinéma grâce à l’inconditionnel Massacre à la Tronçonneuse, ce qui les a emballés. Annoncé comme un film s’inspirant énormément de Cannibal Holocaust et de sa signature gore et déviante, a-t-il été à la hauteur du chef d’oeuvre italien de 1979 ?

green

Justine et son amie sont colocataires dans une petite chambre d’étudiante dans une grande fac des Etats-Unis. Justine s’ennuie et est désireuse de faire le bien et être la justicière silencieuse du monde. Naïve et fragile, elle se cherche et tombe sur un groupe d’activistes écologiques, qui ont pour but de sauver un bout de la forêt amazonienne. Peu de temps après son entrée dans le groupe, ils annoncent leur départ au Pérou afin de filmer le sauvetage des arbres (auxquels ils vont évidemment s’attacher). Tâche dangereuse et intrépide, elle s’avère réussie après leur tentative de persuasion. Mais durant le voyage de retour, ils sont victimes du crash de leur avion, ce qui les projette, seuls et perdus, au beau milieu de cette jungle. Leurs mésaventures ne se terminent pas ici, puisqu’ils sont alors capturés par une tribu cannibale qui vit tout près de leur point de chute. Ils se retrouvent en cage, en danger et promis à une mort plus ou moins… spéciale.

the-green-inferno

C’est une déception importante en terme de gore, je me dois de vous le dire. Green Inferno est loin, bien loin de la décadence servie par Cannibal Holocaust (ou même Hostel, autre film du réalisateur connu pourtant pour son amour de la chair et du sang). Si vous vous attendez à de multiples scènes de cannibalisme, à des passages très osés, ce n’est plus la peine d’espérer. Il n’y a, hélas, pas plus d’une ou deux scènes vraiment répugnantes et trash. Cela reste évidemment un film interdit aux moins de 16 ans, et pas un des plus faciles à voir. MAIS, déception. Surtout avec cette fin très tendre et bizarrement empathique, qui n’a rien à faire dans un film de ce genre, où l’affection et les notions d’amour et de compassion entachent le côté horrifique de l’oeuvre.

2-the-green-inferno

Cette fin de film semble d’ailleurs expédiée, trop « facile », un peu incompréhensible. Cependant, le film reste très beau esthétiquement. Le fait d’avoir tourné en Amazonie, avec les autochtones, toute cette vraisemblance plastique, rajoute quelque chose de non négligeable au film. Les acteurs jouent plutôt bien, même si ce n’est pas transcendant (dû principalement aux dialogues et au scénario, je suppose). Ce scénario fait des allers-retours très fatigant, puisqu’on a la douloureuse impression de ne pas trop avancer dans le film (ils s’échappent, se retrouvent coincée, trouvent un autre plan de fuite…). Je pense, pour ma part, que le film ne se centre pas sur les bonnes choses, et ne suit pas les bons thèmes. Tout cela manque cruellement d’action pour un film de cannibales.

green-inferno-clip

Cet ensemble de choses rendent le film plutôt « calme », et loin d’être angoissant comme il devrait l’être (ou comme il l’avait promis). Quelques scènes font fermer les yeux quelques secondes, mais aucune ne donne la nausée ou la chair de poule. Il ne faut néanmoins pas mettre de côté les points positifs de l’oeuvre, comme l’humour noir, très présent dans tout le cinéma d’Eli Roth, et qui ic marche très bien et rend presque Green Inferno drôle. Accompagné de moment complètement décalés et incohérents, ces deux éléments créent des situations assez inédites et rafraîchissantes. C’est, de toute façon, un film typiquement « Eli Roth » : cynique, gore, qui laisse toutefois s’échapper une petite morale bien visible (ainsi qu’une jolie critique des écologistes/activistes occidentaux, qui ici sont ridicules et pathétiques).

the_green_inferno

Ma note : 12/20. On s’attendait véritablement à mieux et « pire ».

Publicités

Publié le 15 octobre 2015, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

Laissez un frisson

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :