The Visit

341677

Réalisé et sorti en 2015, The Visit est un film américain d’épouvante-horreur du grand réalisateur un peu controversé M. Night Shyamalan (The Village, Sixième Sens, Signes, Phénomènes, La Jeune Fille de l’Eau…), très critiqué pour ses derniers films qui n’avaient plus la même saveur que ses premiers. Le film aurait dû s’appeler « Sundowning », en référence au syndrome de « l’état crépusculaire » dont sont victimes les fameux grands-parents du film. Le réalisateur décide d’innover avec The Visit, puisqu’il produit ici sont premier found footage. Oeuvre la moins coûteuse de Shyamalan, elle est déconseillée aux moins de 12 ans. Le réalisateur autrefois loué pour son travail et ses films de grande qualité a-t-il signé son retour dans le domaine des thrillers et de l’horreur subtile en utilisant ce genre très controversé de la caméra à l’épaule ? A-t-il de nouveau fait fuir les amoureux du genre ?

the visit2final

Becca et Tyler ne connaissent pas leur père, et n’ont jamais vu leurs grand-parents. En effet, leur maman s’est disputée avec eux lorsqu’elle avait 19 ans, et depuis ne leur a plus jamais reparlé. Ils se sont cependant manifestés 15 ans plus tard pour accueillir chez eux leurs petits enfants durant une semaine de vacances. Ravis, le frère et la sœur décident d’y aller, pour permettre à leur mère de se reposer et enfin voir leur papi et leur mamie. Ils prennent donc le train, arrivent dans la campagne enneigée du village et sont reçus avec amour et affection dans une petite ferme. Petit à petit, ils vont se rendre compte que leurs grand-parents se comportent de façon très étrange. Supposant que ce sont les ravages du temps et de l’âge, Becca et Tyler ne s’en inquiète pas plus que cela, avant de s’apercevoir que leurs comportements deviennent de plus en plus dangereux. Ils vont alors devoir comprendre ce qu’il se passe et comment en réchapper.

maxresdefault

Un Shyamalan en found-footage ? Voilà quelque chose de nouveau et d’intrigant ! The Visit est en effet filmé uniquement caméra à l’épaule, se basant sur la vue subjective et de plus en plus terrifiée des enfants, piégés chez leurs étranges grand-parents. Pour insister sur cet effet de réalisme et d’angoisse, la bande-son est totalement inexistante : le silence est présent tout au long du film, ce qui ne peut que nous terroriser. Nous sommes assis devant, dans le calme le plus pesant, attendant les moments de tension, n’ayant aucune défense mentale contre la peur qui nous envahit, ne pouvant pas nous échapper grâce à la musique. Ce choix audacieux aident énormément les screamers à marcher, et on se prend à se ronger les ongles à cause de l’ambiance horrifique et des jumpscares qui, étonnamment, sont bien faits et cohérents (et qui ne sont ni de trop, ni horripilant).

20150430_the_visit_trailer

Autre fait surprenant, ce film, contrairement aux autres du réalisateur, contient beaucoup d’humour (et même, d’humour qui marche!) et surtout, surtout, présente un petit côté trash très rafraîchissant que nous n’avons vraiment pas l’habitude de voir dans le cinéma poétique, triste et angoissant de Shyamalan. Ces mélanges de genre ne gâchent en plus en aucun cas l’oeuvre, qui en devient complexe et riche, et utilise ces éléments pour créer son ambiance malsaine. On retrouve un travail de l’atmosphère qui semble assez méticuleux et intéressant, permettant au film d’être considéré comme l’un des films d’épouvante les plus réussis de l’année selon moi. Alors que, dans beaucoup de film d’horreur, on retrouve très souvent un bon nombre d’incohérence dans le scénario, ici il n’en est que peu question ; et ça, c’est divinement agréable !

The-Visit-trailer

Il est question, dans The Visit, de faire jouer deux enfants qui seront les protagonistes de l’oeuvre dans son entièreté. Le pari était risqué, et pourtant, Shyamalan a réussi cette promesse folle de trouver de bons enfants acteurs, leur jeu étant digne de celui d’adultes bien plus expérimentés qu’eux. On pourrait cependant souligner un défaut à ce film qui nous fige dans notre siège et nous inspire la terreur comme peu de films réussissent à le faire : le petit côté « drame » que le réalisateur a l’habitude d’insérer dans ses films de genre. On se sent alors obligés de s’attacher à ces enfants qui n’ont plus de père (le frère ayant depuis des TOCS, la sœur ne pouvant plus se regarder dans un miroir) et cette mère brisée par sa rupture relationnelle avec ses parents. Le film n’avait pas forcément besoin de tous ces renseignements et de tout ce pathos, mais bon. Il est néanmoins sauvé par le twist final, genre très affectionné par Shyamalan comme on le sait tous (cf Le Village, Sixième Sens et les autres…)

the-return-of-m-night-shyamalan-the-visit-m-night-shyamalan-the-visit-443354

Ma note : 16/20. Enfin un bon film d’ambiance angoissant, sans prétention mais qui tient toutes ses promesses et nous surprend !

Publicités

Publié le 20 octobre 2015, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laissez un frisson

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :