Insidious

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Réalisé en 2010 par le très connu James Wan (Saw, The Conjuring, Aquaman, Fast & Furious 7, Death Sentence, Dead Silence…), Insidious est un film américain d’épouvante-horreur qui a fait sensation dans le public. Pour son cinquième long-métrage, James Wan se promet de réaliser le film d’horreur le plus terrifiant qui soit. Son but avec Insidious était de faire peur, réellement peur. Il avait aussi fait le pari d’être un tant soit peu original en parlant de projection astrale, chose très peu faite dans ce coin de cinéma selon lui. Ce film fait partie pour le moment d’une trilogie assez inégale, mais qui fait pourtant se suivre les chapitres de l’oeuvre en les liant. Il est le film le pus rentable de l’année 2011, et a été nommé dans plusieurs festivals (le Festival International du Film de Toronto, le Festival Hallucinations Collectives de Lyon, ou encore le Festival Internationale du Film de Catalogne). Le film vaut-il tout ce raffut ?

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Josh, Renai et leurs trois enfants emménagent (comme au début de beaucoup de films d’horreur) dans une nouvelle maison de banlieue. Mais l’ambiance dans la maison est étrange, et la mère se sent très souvent oppressée. Tout ne va pas si bien que ça lorsque Dalton, l’aîné de la fratrie, tombe dans un très étrange coma. Des choses affreuses commencent alors à se passer très concrètement dans la demeure, et Dalton ne revient toujours pas de son long sommeil irrationnel. Après de nombreuses apparitions et autres événements paranormaux, les parents font appel à une médium qui leur explique que leur fils est en proie à un monde parallèle de morts et de démons, et qu’il est important d’aller l’y rechercher. Josh s’y colle, après avoir découvert beaucoup trop de choses oubliées à propos de son enfance…

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Insidious fait partie de ces films d’horreur très récent, qui utilise les codes des anciennes œuvres pour créer une sorte de nouvelle vague contemporaine, répondant surtout aux attentes du jeune public d’aujourd’hui. Cette « mode » est souvent très critiquée puisqu’elle semble principalement visé un public qui n’est évidemment pas celui des amoureux des classiques de films d’horreur (on a du mal à retrouver la beauté d’un Argento, l’angoisse d’un Hitchcock…). Il faut cependant avouer que l’esthétique d’Insidious est extrêmement soignée (les couleurs sont véritablement choisies avec soin pour rendre compte des illusions et des situations cauchemardesques, les « monstres » sont terrifiants…). En parlant de références et de codes, on peut souligner, comme dans The Conjuring, l’énorme référence scénaristique à Poltergeist : la venue d’une femme médium et de ses deux acolytes à la fois touchants, drôles et pathétiques qui suit l’enlèvement par les démons d’un enfant que les parents veulent à tout prix sauver fait clairement résonance dans notre tête !

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La musique est assez originale et surtout, très stressante : aigüe, violente, le film s’ouvre d’ailleurs avec son titre en nous faisant sursauter et en nous faisant prier pour que ce son insupportable (dans le bon sens du terme) s’arrête. Il y a également quelques images cachées (ce qui n’arrive pas souvent et apporte vraiment un plus) qui sont visibles par certains chanceux/attentifs, qui d’ailleurs pour certaines font lien avec Saw, autre film de James Wan. Le rythme du film est vraiment bon puisqu’on se sent à bout de nerf, persécuté, et surtout, on s’angoisse tout du long à attendre que les choses horribles (puisqu’on sent qu’elles sont là) se passent devant nos yeux et nous fassent sursauter. C’est d’ailleurs, hélas, le plus gros défaut du film : à force, on se lasse des screamers, qui sont beaucoup trop nombreux. Insidious multiplie les jumpscares et ça devient très irritant et fatigant physiquement. Surtout qu’ils sont très grossiers : accentués pour la plupart d’un grand bruit agressif, on est loin des jumpscares subtils. On regrettera aussi la « seconde » partie du film, celle que l’on passe dans ce que la médium appelle Le Lointain. Très « expérimentale » et nouvelle, cette séquence brise un peu le rythme déjà abordé et nous perd malheureusement, puisque plus compliqué à remplir de sens.

Ma note : 15/20. C’est un vrai film qui FAIT PEUR. Et c’est très rare ! On regrettera les screamers par milliers et la fin en mode teaser.

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Publié le 4 novembre 2015, dans Films horrifiques, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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