Retour sur l’ouverture et le jour 1

blind-sunLe PIFFF s’est ouvert ce mardi soir, avec comme film d’ouverture le drôle et touchant Scream Girl (The Final Girl en VO). Après un discours qui était, au vu des récents événements, important et nécessaire, nous rappelant que la culture -et donc le cinéma- permettait de contrer la bêtise et la violence, les organisateurs du festival nous ont fait visionner le court-métrage Portal To Hell !!! de Vivieno Caldinelli. C’est une œuvre très drôle, bien rythmée et originale, qui se joue des codes de l’horreur. Nous sommes ensuite restés dans la même thématique sentimentale avec Scream Girl, qui est un film de Todd Strauss-Schulson (dont c’est le premier long-métrage) : l’oeuvre est légère, très émouvante, touchante et qui prône ses références horrifiques avec talent. Il n’est ni très gore, ni très effrayant, mais c’était un bon film qui faisait beaucoup de bien.

MV5BMTQ5MDAwNjM3MV5BMl5BanBnXkFtZTgwMzAzMzIzNjE@._V1_SY317_CR0,0,214,317_AL_Le premier long jour de festival a commencé avec Curtain, film de Jason Henrie-McCrea. Petit film sans budget, qui propose un pitch très déconcertant mais pour le moins original (une salle de bain qui aspire ses rideaux de douche, oui oui). Cependant, le film tire un peu sur ses thèmes, mêlant plusieurs codes ; c’était assez prévisible, sympathique, mais sans plus (un grand sourire néanmoins pour les nombreuses références à Evil Dead, voulues ou non). Ensuite, nous avons enchaîné avec Darkman en séance culte. Film de Sam Raimi (Evil Dead et Spiderman) très peu connu du grand public, on pourrait facilement croire à un film classique de super-héros ; ce n’est pas la cas, car il s’agit ici plutôt d’un film de monstre à la Elephant Man, plein d’actions (avec des fonds verts qui ont certes un peu mal vieilli) mais qui reste extrêmement touchant.

La journée a continué avec Blind Sun, film de Joyce A. Nashawati dont c’est également le premier long métrage. Oeuvre extrêmement lente (c’est évidemment son plus gros défaut), elle propose cependant énormément de bonnes idées… qui n’aboutissent pas. Le film ne va pas au bout de ses déclarations de départ même si, il faut l’avouer, il possède une qualité sensitive et esthétique assez exceptionnelle. Enfin, la longue épopée de ce mercredi au PIFFF s’est terminé sur le document de Gilles Penso et Alexandre Poncet Le Complexe de Frankenstein. Remettant au centre de tout le métier de « créateur de monstres » en tant qu’il est celui d’artistes principalement, l’oeuvre nous fait découvrir beaucoup de nouvelles choses, nous offrent un grand nombre d’images inédites et fascinantes sur les dessous de plusieurs grands films ; c’est un documentaire complet et très intéressant.

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Publié le 19 novembre 2015, dans PIFFF, Sombres festivals, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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