The Cat Lady

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The Cat Lady est un jeu vidéo indépendant d’horreur psychologique et d’aventure, sorti en décembre 2012, créé par Remigiusz Michalski et développé par la société Harvester Games. Il se joue en solo et est disponible sur la très célèbre plateforme Steam. Le jeu, sorti en anglais, a été par la suite traduit en 9 langues différentes (dont le français).

On suit l’histoire un peu glauque et difficile de Susan Ashworth, une quarantenaire au passé compliqué et qui habite dans un appartement délabré, avec pour seule compagnie celle des chats qu’elle invite à venir manger sur son balcon. On débute avec sa tentative de suicide, qui l’entraîne dans un délire particulier, délire qui l’amène à la porte de la maison de la « Reine des Asticots », une vieille femme qui lui demande de « purger » le monde de ses parasites, afin de renaître et de devenir immortelle. On passera ensuite 6 autres chapitres, où l’on se retrouvera soit dans un hôpital, soit en proie à de dangereux cannibales (et autres joyeusetés) et où l’on rencontrera un autre personne importante : Mitzi, jeune femme étrangement liée à notre protagoniste, et qui va l’assister dans sa « renaissance ».

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The Cat Lady annonce clairement la couleur de sa maturité psychologique : le jeu est précédé d’un message d’avertissement l’interdisant aux personnes mineures, notamment à cause de la violence de ses propos mais aussi à cause de la violence graphique qu’il utilise et de la gravité de des thèmes qu’il aborde. On y parle de mort, de maladie, de vengeance, de suicide, de dépression et de meurtre. Plein d’allégorie et de métaphores, le jeu en lui-même représente subtilement le voyage que fait Susan pour s’en sortir. Atteinte très certainement de dépression chronique, elle va s’en rendre compte, y faire face, et se battre tout au long du récit. Pour ne pas vous spoiler, j’essaye de ne pas vous en dire trop. Cependant, il faut savoir que The Cat Lady présente plusieurs fins différentes, et qu’il me semble important de toutes les faire. Attention donc, âme sensible s’abstenir puisqu’il vous faudra supporter des images sanglantes, des histoires morbides et une atmosphère oppressante. Le scénario est très travaillé et extrêmement riche.

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Si l’ambiance du jeu est si pesante, c’est parce que ce dernier utilise un aspect graphique assez simple mais très sombre. Le blanc, le gris et le noir priment sur toutes les autres couleurs … à l’exception du rouge, couleur très souvent associée à la violence, à la mort, à la maladie, à la colère et à la passion. La symbolique est donc déjà très forte, et est comblée par l’approche « plateforme » en 2D, qui nous autorise uniquement le déplacement de Susan de droite à gauche, agrémenté de quelques interactions possibles avec certains objets du décor (les objets, les portes, les personnages, les meubles…). Cette disposition de la jouabilité permet au jeu de nous « piéger », et de ne nous donner que trop peu d’options pour nous sortir parfois de situations angoissantes ou dangereuses.

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C’est également un jeu reposant sur un principe de dialogues à choix multiples. En effet, The Cat Lady propose, outre son mode de fonctionnement en point & click, propose au joueur de sélectionner les réponses que Susan va donner à ses interlocuteurs. En plus d’avoir à gérer les actions de l’héroïne (parfois de façon très réduite), on est mis au pied du mur lors de certaines discussions avec les autres personnages. Les choix sont parfois très différents les uns des autres, et influencent forcément la suite de l’histoire. Il arrive même de devoir choisir entre plusieurs TRES mauvaises réponses, ce qui peut forcer le lecteur à se sentir, là encore, pris au piège, obligé de donner une réponse qui lui semble entièrement mauvaise pour la suit des événements.

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Mais il n’y a pas que l’ambiance graphique qui joue sur l’horrifique : l’ambiance sonore de The Cat Lady vaut véritablement le détour. Le choix de la bande son est judicieux la plupart du temps, et le bruits claquants, froids, lugubres faits par les objets ou les portes serrent les tripes. Il y a quelques screamers également, et les voix des personnages sont parfois basses, parfois dérangeantes, parfois glaçantes et je trouve personnellement les acteurs très bons dans leurs rôles de voix off (ce qui est toujours extrêmement bon à souligner, que ce soit dans un jeu ou dans un film). Je retiens notamment une séquence très marquante et qui m’a glacé le sang : dans un sous-sol, une femme crie en continu pendant que je fais avancer Susan devant les œuvres sanglantes du tueur. C’était un cri incroyable, d’horreur pure. J’ai donc eu du mal à avancer dans ce niveau, étant un peu plus terrifiée à chaque fois que le hurlement effrayé de la femme résonnait dans la pièce.

Ma note : 15/20. Les graphiques, très simples et sombres ne m’ont pas énormément emballée, et la complexité du scénario m’a parfois un peu perdue. Mise à part ces deux points, c’est un très bon jeu d’horreur, qui fait vivre une véritable expérience vidéoludique.

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Publié le 21 janvier 2016, dans Jeux vidéos, et tagué , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Salut! Bravo pour ton test. J’ai nominé ton blog aux Liebster Awards: http://jesuisungameur.com/2016/01/23/liebster-awards/ 😉

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