Compte rendu ouverture et premier jour 

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Après avoir pris le même train que le jury et la presse à Gare de l’Est, et nous être installés dans notre châlet, nous étions prêts à voir le film d’ouverture de ce festival de Gérardmer 2016 : Frankenstein. Ce film de Bernard Rose (Candyman, Snuff-Movie, Mr Nice…) était en compétition. Il s’agit là d’une relecture du mythe de Frankenstein bien évidemment, remixée de façon moderne et touchante. On voit ici naître un enfant-adulte (à la manière, un peu, de Bad Boy Bubby) qui est innocent et pur. Cependant, plus « le monstre » va s’aventurer dans le vrai monde, plus il va se rendre compte de la cruauté et de la violence des hommes, qui sont finalement eux-mêmes plus monstres que lui. Nous avons beaucoup aimé ce film, qui était un véritable délice avec une morale très dure pour commencer ce festival.

Le lendemain, lors de notre première journée de festival, nous avons vu cinq films.

Sweet-Home-Ingrid-Garcia-01Le premier, Sweet Home, est un film espagnol de Rafa Martinez, dont c’est le premier film. Il s’agit ici de l’histoire d’une jeune couple qui squatte un immeuble presque abandonné pour fêter l’anniversaire du jeune garçon. Mais le dernier habitant de l’immeuble se fait assassiner pour des raisons très précises, et le couple doit survivre aux assauts et à la cruauté des attaquants qui rôdent dans l’immeuble. Stressant, très codé mais bien fait, les espagnols font fort encore une fois ! Dommage que le film n’ait pas été mis en compétition.

1446773763Le second film que nous avons vu est Le Complexe de Frankenstein, le fameux documentaire sur les montres de films fantastiques réalisé par Gilles Penso et Alexandre Poncet. Nous en avions déjà parlé lors de notre premier visionnage de l’oeuvre au PIFFF en novembre dernier.

exbar640Le troisième film était le dernier Joe Dante : Burying the Ex. Le très célèbre réalisateur (Piranhas, Hurlements, Gremlins, The Hole…) nous livre ici un film léger et comique sur une ex-copine qui meurt devant les yeux de son copain juste avant de pouvoir se faire larguer. Elle revient à la vie grâce à un vœu que lui avait accordé un petit diable en plastique, et revient essayer de conquérir son homme. Ce dernier devra alors tenter à tout prix de se débarrasser de son ex. Le film était drôle mais vraiment sans plus. Sympathique donc, pour une soirée entre potes. Il n’était pas non plus en compétition.

bonetomahawkskullLe quatrième film de notre marathon du premier jour était Bone Tomahawk. C’était un film en compétition de S. Craig Zahler, décrit comme un « western cannibal ». Un petit village tranquille du nord de l’Amérique voit une de ses femmes et un de ses hommes se faire capturer par une horde « d’indiens » étranges, qui seraient apparemment très violents et surtout cannibales. Un petit groupe de 4 hommes (dont le shérif joué par Kurt Russel) décide alors de partir à leur secours. Le film se base uniquement sur un long voyage trèèèèèèèèèèèèèèès ennuyant, sur les dialogues parfois inutiles de ces hommes et sur la découverte des pratiques cannibales des indiens sur les… vingt dernières minutes de film. Malheureusement, ce film de 2h20 dure clairement une heure de trop, et se compose de beaucoup trop de scènes sans intérêt et sans réel propos. Nous nous sommes ennuyés, clairement.

the-witchLe dernier film de notre longue journée était le très attendu The Witch, en compétition. Premier film de Robert Eggers, il s’agissait ici de parler vraiment de sorcellerie. Et c’est pari tenu ! On suit ici une famille de 1630, nouvellement immigrée en Nouvelle-Angleterre pour répandre la Bonne Parole de l’époque. Cette famille fuit le village dans lequel elle habitait, leur reprochant leur laxisme religieux. Le père, la mère et leur cinq enfants s’installent alors seuls près d’une grande forêt. Dans cette forêt se trouve une sorcière. Bientôt, un enfant va disparaître. Puis un autre. D’autres vont devenir fous. Et les uns et les autres vont surtout s’accuser chacun leur tour, face à des parents extrêmement religieux et faisant monter la tension dans le foyer. L’ambiance est incroyable, les acteurs aussi, la scène finale bluffante… Bref, c’est LE film à voir.

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Publié le 2 février 2016, dans Gérardmer, Sombres festivals, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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